Colloque sur le numérique

On y était...

Les 13 et 14 octobre, la Cinémathèque française et le CNC organisaient deux journées de réflexion autour du thème : "Révolution numérique : et si le cinéma perdait la mémoire ?"...

"Des délégations d'archives étrangères et régionales (Suisse, Serbie, Norvège, Slovénie, Catalogne, Corse, Grenoble…) ainsi que la Fiaf et l'Unesco étaient représentées dans la salle. 35 conférenciers venus de France, Italie, Angleterre, Etats-Unis, Allemagne, Autriche, ont évoqué durant ces deux journées les problèmes d'actualité du cinéma numérique et des cinémathèques", souligne la Cinémathèque française.

Les problématiques concernant la conservation, le rôle des archives filmiques, la restauration et la numérisation à l'ère numérique étaient au cœur des débats.

"On a senti durant ce colloque comme une sorte d'attraction/répulsion pour le numérique, et au fond c'est bien normal : chaque révolution technique suscite des inquiétudes et des réticences", estime la Cinémathèque. L'institution avance que, bien que le support pelliculaire soit presque déjà entré au musée des techniques, "il reste tout de même impératif de sauvegarder les chaînes de fabrication de la pellicule et toute la filière des laboratoires en argentique, car le film, ce support souple inventé en 1889, reste la seule solution possible pour conserver le numérique, cette technique ultramoderne".

"Bataille sur le grand fleuve" de Jean ROUCH

Cinéma en plein air au parc Léon Bernard de Limeil-Brévannes avec BRICE AHOUNOU

Projection de "BATAILLE SUR LE GRAND FLEUVE" (1951)de Jean Rouch, dans le cadre du FESTIVAL DE L'OH.
Pour présenter ce film, Franck Prunier a invité Brice Ahounou, anthropologue et ancien collaborateur de Jean Rouch.

Le film est une épopée fluviale au cours de laquelle les pêcheurs Sorko chassent au harpon les hippopotames du fleuve Niger. Jean Rouch est resté quatre mois sur une pirogue pour filmer cette technique de chasse qui est surtout un rituel où les pêcheurs refont une alliance avec le fleuve.

Biographie de Jean Rouch

Jean Rouch effectue son premier voyage en Afrique en 1941, alors qu'il est encore ingénieur des Ponts et chaussées. Passionné d'ethnologie, il voit rapidement dans le cinéma un moyen de faire connaître au public européen les traditions et la culture africaines. Refusant tout "exotisme", il s'attache à montrer ces rituels à l'état brut, tout en ajoutant un commentaire très personnel, comme dans l'un de ses films les plus célèbres, Les Maîtres fous (primé à Venise en 1957), dans lequel est perceptible le profond respect du réalisateur qui emploie, à propos de son travail, le terme de "ciné-transe".
Parallèlement à ses nombreux travaux en Afrique, Jean Rouch se fait connaître en France avec Moi, un Noir, Prix Louis-Delluc 1958, un troublant mélange de documentaire et de fiction dans lequel le cinéaste suit à Abidjan les tribulations tragi-comiques d'émigrés nigériens qui se font appeler Edward G. Robinson ou Eddie Constantine. En 1960, il tourne dans Paris avec le sociologue Edgar Morin Chronique d'un été, primé au Festival de Cannes.

L'influence considérable de Rouch dépasse le cadre du documentaire. Les cinéastes de la Nouvelle Vague, notamment Jean-Luc Godard, ont ainsi été très marqués par les films -tournés caméra à l'épaule- d'un artiste qui a été dans les années cinquante le fer de lance de ce qu'on appelle alors "cinéma direct" ou "cinéma vérité". Rouch réalise d'ailleurs un des sketchs du film-manifeste Paris vu par…, aux côtés, entre autres, de Claude Chabrol et Eric Rohmer. Fondateur en 1952 du Comité du Film ethnographique, cet homme cultivé et enthousiaste a été directeur de recherche au CNRS et présida la Cinémathèque de 1987 à 1991. En 2004, cet amoureux de l'Afrique, réalisateur de plus de cent films, trouve la mort dans un accident de voiture au Niger, à l'âge de 86 ans.

Euro Project à l'Institut du Monde Arabe

Le cinéma sur le parvis de l'Institut

Cinéma en plein air à l'Institut du Monde Arabe.

OCTOBRE 2011 avec Euro Project

22ème édition du Festival du court métrage d'humour de Meudon

PALMARÈS 2011

GRAND PRIX DU JURY :
LAZAROV de Nietov

PRIX DU PUBLIC :
PROCHAINEMENT SUR VOS ECRANS de Fabrice Maruca

PRIX D'INTERPRETATION :
Agnès Doolaeghe dans son film COMME 2 POISSONS DANS L'EAU

PRIX DE LA JEUNESSE :
PROCHAINEMENT SUR VOS ECRANS de Fabrice Maruca

PRIX SPECIAL DU JURY DE LA MEILLEURE PRODUCTION :
RIDICULE de Audrey Najar et Frédéric Perrot

Le jury 2011 était composé des personnalités suivantes :

  * Philippe Caroit, Président du jury, comédien
  * Guilaine Londez, comédienne
  * Simon Astier, comédien
  * Jérôme Bonnell, réalisateur
  * Gaspard de Chavagnac, producteur
  * Philippe du Janerand, comédien

Les projectionnistes de notre société ont été chaleureusement remercié par Madame Véronique Mathieu Lamia, coordinatrice du festival.

Les enfants et le cinéma de Vélizy-Villacoublay

L'ANTRE DU PROJECTIONNISTE

A l'initiative de la mairie de Vélizy-Villacoublay, les opérateurs projectionnistes d'Euro Project dévoilent quelques tours de "Magie" du cinéma, au sein de la salle Raimu de l'espace Maurice Ravel, pour le plus grand bonheur des élèves des écoles primaires de Vélizy-Villacoublay.

Jean-Louis MILESI au cinéma de Sucy-en-Brie

Jean-Louis Milési présente "LINO"

A l'invitation d'Euro Project, Jean-Louis Milési, auteur-réalisateur et scénariste chouchou de Robert Guédiguian, est venu présenté son dernier opus "LINO" aux cinéphiles de l'espace Jean-Marie Poirier.

Synopsis de "LINO"

"J'ai 2 ans et je ne parle pas. Mais je sais dire papa. Je sais plein d'autres choses aussi. La seule chose que je ne sais pas, c'est pourquoi mon papa boxe tout seul dans la salle de bains. Pourquoi il joue avec un revolver. Et surtout pourquoi il ne veut plus que je l'appelle papa. Ah, au fait, je m'appelle Lino. Oui, comme Lino Ventura".

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE

Ecrit, réalisé et interprété par le scénariste attitré de Robert Guédiguian, ce film met en scène le propre fils de Jean-Louis Milesi : Lino, 2 ans. A l'écran, pourtant, l'enfant n'est pas le sien mais celui de sa jeune compagne qui vient de mourir, lui laissant le bébé sur les bras. Alors qu'il éprouve une tendresse évidente pour Lino, qui parle peu mais l'appelle « papa », cet homme seul et marginal cherche à ­retrouver le vrai père du gamin…

Jean-Louis Milesi transforme ses contrain­tes économiques en atout dra­maturgique. Filmé à la façon d'un documentaire, ce ­home-movie à l'image brute maintient jusqu'au bout l'ambiguïté entre fiction et autobiographie. Dans ce cadre singulier, le personnage joué par l'auteur révèle des facettes insoupçonnées : sous le quinqua un peu rustre des débuts émerge peu à peu un être fragile et généreux.

Bâti sur le contraste entre la désarmante spontanéité de l'enfant et la dramatique complexité de sa situation familiale, ce petit film très personnel joue avec pudeur, sans éclat ni pathos, sur une intimité domestique aux événements ténus : un réveil à deux, une séance de jeu, le rituel du coucher. Bien plus réussies que la quête improbable du père biologique, ces scènes du quotidien captent le doux et curieux dialogue qui s'instaure, en deçà des mots, entre l'homme et l'enfant.

Mathilde Blottière

Depuis 1987

Cinéma dans les quartiers de Bobigny

Depuis 1987 Euro Project apporte le cinéma au cœur des quartiers de Bobigny :

  Quartier Centre-ville - Estienne d'Orves
  Quartier Édouard Vaillant - place du marché
  Quartier Grand quadrilatère - Théâtre de verdure
  Quartier Édouard Vaillant - rue d'Oslo
  Quartier Grand Quadrilatère - Cité de l'Étoile
  Quartier Centre-ville - Bons Enfants
  Quartier Grand quadrilatère - Romain Rolland
  Quartier Centre-ville - Hector Berlioz
  Quartier Édouard Vaillant - place de l'Europe

LE PROJECTIONNISTE A L'ERE NUMERIQUE

Un premier atelier ACRIF

ATELIER ACRIF : le projectionniste à l’ère numérique.
Le 13 Janvier 2012 au Ciné 104 de Pantin (93)

La diffusion des films en salles fait partie intégrante du processus de création cinématographique, et l'importance du projectionniste était jusque là évidente. Quelle est sa nouvelle place avec l'avènement du numérique ?
Le 13 Janvier 2012, au Ciné 104 de Pantin, l’ACRIF (Association des cinémas de recherche d'Ile-de-France) a permis aux opérateurs des salles adhérentes d'échanger sur leurs pratiques et d'explorer de nouvelles pistes de travail.
Animées par Dominique Toulat, secrétaire général de l’Acrif et Séverine Rocaboy, sa Présidente, les discussions ont tourné autour de 3 thèmes :
- Les formations
- Les aspects techniques
- Les mutations récentes du métier

Une inquiétude a émergé des débats concernant la pérénité de la profession. Que faire du temps gagné grâce au support DCP ?

De l’avis général, l’existence même du métier ne semble pas mise en péril, reste à définir la nouvelle place du projectionniste au sein de son cinéma. "C'est aux acteurs de notre métier de faire des propositions. " déclare Patrice Lacanal, chef opérateur du ciné 104 et de proposer : "Le projectionniste pourrait concevoir des avant-programmes, par exemple monter et mettre en musique le journal municipal."
"Il faut travailler sur un projet global", ajoute Séverine Rocaboy (également directrice du Cinéma Les Toiles à Saint-Gratien), "s’entendre sur un discours commun. Ca sera la meilleure parade contre la politique actuelle qui voudrait supprimer des postes."
L’Acrif prévoit une prochaine réunion, peut-être la naissance d'un véritable mouvement.

FP

SEMAINE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Projection de POLLEN à Sucy-en-Brie le 7 Avril

La Semaine du développement durable existe depuis 2003. Elle a été créée en France par les autorités publiques en vue d'expliquer le développement durable au grand public, de le sensibiliser à ses enjeux, de démontrer et de favoriser les différentes formes de mobilisation concrètes, individuelles et collectives. Chaque année, un appel à projets, organisé par des collectivités locales et des organismes privés, est lancé pour favoriser l'organisation et la promotion de différents événements sur le développement durable.
Dans ce cadre, l'Espace Jean-Marie Poirier vous propose la projection du film POLLEN le samedi 7 Avril à 15h, une occasion unique pour vous et vos enfants, de vous familiariser avec les mécanismes vitaux de la nature.

POLLEN
Documentaire - Disney Nature - USA - 1h17 - Réalisé par Louie Schwartzberg

Synopsis : Les fleurs : symbole de la beauté à l'état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l'avenir de la terre. Mais sans leur histoire d'amour avec les "pollinisateurs", rien ne serait possible. Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l'intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l'équilibre de la planète.

La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes angiospermes et gymnospermes (70 % à 90 % des angiospermes sont pollinisés par une espèce animale). Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis l'étamine (organe mâle) vers les stigmates (organe femelle). C'est un des services écosystémiques rendus par la biodiversité, très important pour l'agriculture et la culture des arbres fruitiers.
Le nombre et la variété des pollinisateurs influent fortement sur la biodiversité végétale et inversement.

Il est le compositeur de "Comme d'habitude"

Bertrand Constant sur le tournage de "Cloclo"

Haut : Jacques Revaux et Claude François / Bas : Jérémie Rénier et Bertrand Constant

Sa ressemblance avec Jacques Revaux permet à Bertrand Constant d'incarner le compositeur du planétaire « Comme d'habitude » dans le biopic consacré à Claude François. Nous l'avons rencontré.

- De quelle manière as-tu décroché le rôle?
En juin 2011, le directeur de casting Olivier Carbone me propose de rencontrer le réalisateur de «Cloclo», Florent Emilio Siri. Me voilà instantanément projeté dans la plus importante production de ma carrière.
- Comment entres-tu dans la peau du compositeur de la chanson la plus diffusée à ce jour ?
Mon premier travail a consisté à être coaché durant un mois par un professeur de guitare. A cette occasion j'ai eu la chance de travailler une journée avec Slim Pezin, le guitariste de Claude François. Une séance pas franchement tranquille pour moi, c’était pile le jour où ma compagne devait accoucher de notre fils. N'empêche, quand le tournage a commencé, je savais jouer «Comme d'habitude» de la première à la dernière note. Il y a eu aussi cette incroyable répétition en temps réel, où tous les comédiens du film ont lu leur rôle dans la continuité, rien que pour entendre comment "sonnait" le texte.
- Devenu compositeur, il faut maintenant que tu prépares la scène qui va se dérouler au bord de la piscine avec Cloclo!
Le plus gros était fait, Florent Emilio Siri verrouille tout avant le tournage, avec une grande exigence. Une fois sur le plateau il fait confiance aux comédiens. 
- Et comment se sont déroulés les deux jours de tournage au bord de la piscine?
Un régisseur est venu me chercher chez moi très tôt le matin pour m’emmener au moulin de Dannemois le premier jour. On a tourné jusque tard dans l’après-midi, je commençais à sentir une vraie fatigue. Et là, alors que le soleil commençait à descendre, j’ai pu toucher du doigt l’enjeu que représentait la scène, mesurer la pression qui régnait sur le plateau. Florent Emilio Siri a décidé qu’on reprendrait le lendemain. Je me suis senti soulagé, car contrairement à mon expérience sur les autres tournages, la pression m’avait atteint.
- Tu es pourtant un ancien militaire…
Je l’ai vécu comme ça, je ne peux pas l’expliquer autrement que par l’importance de cette scène aux yeux du réalisateur.
- Tu as eu d’autres scènes dans le film?
On me voit en studio au moment de l’enregistrement de la chanson. Et puis dans deux scènes de réception au moulin de Claude François.
- Impressionnant comme tournage?
Confortable, vraiment. Je viens de réaliser mon premier court métrage, et je mesure à quel point il est important pour un réalisateur d’être délesté des tracasseries liées à l’organisation d’un tournage. Pouvoir se concentrer sur le film et seulement le film.
- Frustré de ne pas avoir obtenu un plus grand rôle?
Le comédien espère toujours LE rôle. On a du plaisir, mais le métier consiste aussi à gérer de la frustration.
- On peut te voir jouer où?
Dans la saison 4 de "Un village français" qui sera diffusée à partir du 27 Mars sur France 3. Je suis également dans "Profilage" sur TF1.
- Et au cinéma?
Je viens d’interpréter un journaliste dans "Superstar" de Xavier Gianoli ("A l'origine") aux côtés de Cécile de France, le film est pressenti pour Cannes 2012. Je joue également dans "En pays cannibale" le premier film d’Alexandre Villeret, le fils de Jacques.
- Au théâtre?
J’ai le rôle principal dans "J'entends des voix" de Philippe Lamblin, qu’on devrait reprendre en septembre au Petit Hébertot.
- Ca marche plutôt pas mal pour toi, il t’arrive quand même d’être nostalgique de la vie de soldat?
J’ai de bons souvenirs de la Légion, mais j’ai su tourner la page.
Propos recueillis par Franck Prunier

Retrouvez Bertrand Constant, comédien sur :
http://www.bertrandconstant.com

Entretien avec son Directeur Fondateur

FESTIVAL DU CM DE VELIZY-VILLACOUBLAY

Le Prix du Jury et le Prix du Public 2012 sont attribués à Julia Ducournau pour "Junior"

Hitchcock, Murnaü, Lang et Spielberg sont ses cinéastes de chevet. A vingt ans il tente l’IDHEC, puis La fémis. Il opte finalement pour la médiation. En 1988, Didier Albessart fonde le festival du Court Métrage et depuis, transmet sa passion pour le cinéma aux 500 adhérents du Ciné Club de Vélizy-Villacoublay.

Franck Prunier : Dans les années 80 tu collabores au magazine d’Antenne 2 "Fête comme chez vous".
Didier Albessart : Mon travail consistait à présélectionner des films destinés à la rubrique "Courts métrages" de l’émission. Je visionnais alors cinquante courts métrages par semaine ! En 1987 me vient l’idée de "La nuit du film court", l’ancêtre de l’actuel "Festival du Court Métrage de Vélizy-Villacoublay". La municipalité adhère tout de suite au projet qui voit le jour en 1988.
FP : Le festival a-t-il "révélé" des talents, des cinéastes qui ont aujourd’hui leur place dans le métier ?
DA : Je dirais plutôt accueilli ou participé à l’épanouissement de… Par exemple, Pierre Salvadori est passé par le festival avec "Ménage". Alexandre Astier est venu nous voir avec "Dies Irae", le pilote de la série "Kaameloot". Jean-Marc Moutout ("Violence des échanges en milieu tempéré", "La fabrique des sentiments" et "De bon matin") a présenté "Tout doit disparaître", et Pierre Pinaud ("Parlez moi de vous") "Gelée précoce".
FP : Des films primés à l’époque ?
DA : Alexandre Astier et Pierre Pinaud ont reçu le Prix du Public. 
FP : Cette année les deux prix, Jury et Public, ont été attribués à "Junior" de Julia Ducournau. Arrive-t-il souvent qu’un seul film fasse l’unanimité ?
DA : Cela ne s’est produit que deux fois en 24 ans. Habituellement, je m’arrange pour que le film plébiscité  par le public ne bénéficie pas des deux récompenses. Il arrive seulement que des personnalités fortes s’imposent au sein du jury.
FP : Quelles qualités le jury 2012 a-t-il trouvé à "Junior" qui raconte la mutation d’une jeune adolescente au physique ingrat ?
DA : C’est un portrait touchant et juste, doté d’une belle unité et d’un style très maîtrisé. Et puis, il y a cette scène digne de David Cronenberg où l’on voit la jeune fille muer, se débarrasser de sa peau au sens propre pour devenir une belle jeune femme; vraiment étonnant…
FP : Quel autre film, le prix du Jury aurait-il pu récompensé ?
DA : "Mon amoureux" de Daniel Metge qui a obtenu la Mention du Jury.
FP : Quelles sont les récompenses pour les lauréats ?
DA : 750 € pour le Prix du Public (offerts par l’Onde, Théâtre et Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay qui est aussi le producteur du festival) et encore 750 € pour le Prix du Jury (offerts par le Conseil Général des Yvelines). Julia Ducournau, ancienne de La fémis, a donc empoché les deux prix.
FP : Qui sélectionne les films ?
DA : Les huit personnes membres du bureau du Ciné Club de Vélizy-Villacoublay. Juste des passionnés de cinéma. On réserve la salle de vision de l’Agence du Court Métrage rue de Tocqueville, généralement pour deux jours; on découvre environ cinquante films. Il y a aussi les candidatures spontanées qui nous arrivent par la poste sur support DVD. On en a reçu cent cinquante cette année.
FP : Sur quels critères retenez-vous les œuvres ?
DA : Nous exigeons une image soignée, une impression de cinéma, même si ce n’est qu’un court métrage. Nous recherchons également de la diversité.
FP : La durée ?
DA : 5 à 22 minutes grand maximum.
FP : Comment sont conçues les séances ?
DA : Justement, je m’arrange pour que cette diversité de la sélection saute aux yeux des spectateurs. On alterne : lent-rapide, drame-comédie, noir et blanc-couleurs, animation-prises de vue réelles… Je veux que ça pétille !
FP : De quel budget disposez-vous ?
DA : 10.000 €, mais je compte demander une rallonge pour 2013, à l’occasion des 25 ans du festival. Les projections devraient se dérouler au Théâtre de l’Onde, avec la possibilité d’accueillir le double de spectateurs, soit cinq cents par soir contre deux cent cinquante à la salle Raimu.
FP : La fréquentation 2012 a-t-elle été bonne ?
DA : On a refusé du monde, comme à chaque édition. Des mordus, comme nous, qui viennent de Versailles, Jouy en Josas, Viroflay, Boulogne, Issy-les-Moulineaux, et toutes les communes attenantes à Vélizy.
FP : Quel âge ?
DA : 7 à 77 ans, un auditoire plus jeune que pour les séances du Ciné Club. Au dessous de 30 ans c’est rare.
FP : Un festival du Court Métrage, un Ciné Club, des ateliers d’éducation à l’image…. D’où te vient cette passion pour le septième art ?
DA : Une histoire de famille…

Composition du Jury 2012 :

Serge Bromberg : président de Lobster Films
Eric Le Guen : musicien spécialiste de l’accompagnement de films muets
Olivier Treiner : cinéaste et comédien, ancien lauréat (Prix du Jury 2011 pour "L’accordeur"
Mathieu Busson : acteur, réalisateur et scénariste
Rudolph Falaise : producteur

Le prochain festival sera à l'affiche du Théâtre de l’Onde à Vélizy-Villacoublay les 12 et 13 avril 2013 et fêtera son 25ème anniversaire. A vos caméras…!

Bobigny sur Ourcq – CINE PLEIN AIR

Coup d’envoi le 14 juillet !

Comme tous les ans en Juillet, la ville de Bobigny installe son festival de cinéma en plein air sur les berges du canal de l'Ourcq. A cette occasion Euro Project délègue une équipe d'opérateurs et met à disposition de la ville un projecteur 35mm de 2500 watts et un écran de 8 mètres de base.
Coup d’envoi le 14 juillet 2012 - Parc de la Bergère -22 h-

THE ARTIST
Comédie dramatique - 1 h 40
De Michel Hazanavicius
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, et John Goodman
Parc de la Bergère - Le Grand large
Samedi 14 juillet : 22 h

Hollywood 1927. George Valentin enchaîne les films et les succès. Son art de la pantomime en a fait une vedette du cinéma muet. L'arrivée des films parlants va tout bouleverser. Ne croyant pas à cette nouvelle technique, il rate le train en marche et sombre peu à peu dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante qu'il a aidé dans sa carrière, va elle être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

http://www.bobigny.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=765&affichage=fiche&fiche=5078

FILMS A SUIVRE…

« El gusto »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Vendredi 20 juillet : 22 h

« Zarafa »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Samedi 21 juillet : 22 h

« 30° Couleur »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Vendredi 27 juillet : 22 h

« Hugo Cabret »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Samedi 28 juillet : 22 h

« La source des femmes »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Vendredi 3 août : 22 h

« Un Monstre à Paris »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Samedi 4 août : 22 h

“Men In Black 3”
Parc de la Bergère - Le Grand large
Vendredi 10 août : 22 h

« L’Ours Montagne »
Parc de la Bergère - Le Grand large
Samedi 11 août : 22 h

« Avengers »
Terrain du Carré rouge (Étoile)
Jeudi 23 août : 22 h

« Intouchables »
Terrain d’Oslo (Abreuvoir)
Vendredi 24 août : 22 h

« Sur la piste du Marsupilami »
Théâtre de verdure Pont-de-Pierre
Samedi 25 août : 22 h

CINE-CLUB AU CENTRE D'ART ET DE CULTURE DE MEUDON

Jeudi 13 septembre 2012

L’association "Meudon 7ème art" en partenariat avec le Centre d’art et de Culture a le plaisir de vous proposer son rendez-vous mensuel autour du cinéma d’art et d’essai. Projection précédée d’une présentation du film et suivie d’un moment d’échange, autour d’un verre, à l’espace bar du Centre d’Art et de Culture.

Jeudi 13 septembre 2012 à 20h30

CITIZEN KANE (VO)
Drame. USA. 1941. Réalisé par Orson Welles avec Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane, William Alland, Dorothy Comingore, Alan Ladd.
Durée: 1h59

À la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu'il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.

"C'est probablement par son double aspect hollywoodien et anti-hollywoodien que Citizen Kane nous a tant remués et aussi par sa jeunesse insolente et enfin par un élément fort qui est l'esprit européen d'Orson Welles. Plus que ses voyages hors d'Amérique, je pense que la fréquentation précoce et intensive de Shakespeare a donné à Orson Welles une vision antimanichéenne du monde et lui a fait brouiller et embrouiller à plaisir la notion de héros, celle du bien et du mal.
Nous avons aimé totalement ce film parce qu'il était total : psychologique, social, poétique, dramatique, comique, baroque. Citizen Kane est tout à la fois une démonstration de la volonté de puissance et une dérision de la volonté de puissance, un hymne à la jeunesse et une méditation sur le vieillesse, un essai sur la vanité de toute ambition humaine en même temps qu'un poème sur la décrépitude et, derrière tout cela, une réflexion sur la solitude des êtres exceptionnels, génies ou monstres, monstrueux génies.
Citizen Kane est en même temps un premier film par son aspect fourre-tout expérimental et un film testamentaire par sa peinture globale du monde.
Ce qu'on trouve déjà dans Citizen Kane, mais que l'on retrouvera encore mieux exprimé dans le reste de l'oeuvre d'Orson Welles, c'est une philosophie du monde à la fois personnelle, généreuse et noble. Aucune vulgarité, aucune mesquinerie dans ce film pourtant satirique, imprégné d'une morale inventée et inventive, antibourgeoise, une morale de comportement, des choses à faire et des choses à ne pas faire.
Ce qu'il y a de commun à tous les films d'Orson Welles c'est le libéralisme, l'affirmation que le conservatisme est une erreur; les géants fragiles qui sont au centre de ses fables cruelles découvrent qu'on ne peut rien conserver, ni la jeunesse, ni la puissance, ni l'amour ; Charlie Foster Kane, George Minafer Amberson, Michel O'Hara, Gregory Arkadin sont amenés à comprendre que la vie est faite de déchirements."

François Truffaut, texte écrit en 1967, Les films de ma vie, Flammarion, 2007.

CINE CONCERT A SUCY-EN-BRIE

Dimanche 7 Octobre 2012 à 16h00

Les musiciens de l’association Des histoires qui font rêver se produiront à l’Espace Jean-Marie Poirier de Sucy-en-Brie. Ils accompagneront le chef d’oeuvre de Lotte Reiniger « Les aventures du prince Ahmed »,  film réalisé en silhouette d’ombre entre 1923 et 1926.
Avec Pascal-Edouard Morrow au violon, Guy Franck Pellerin au saxophone et David Guil aux percussions.

L’intemporalité de cette œuvre exceptionnelle a mené l’association vers un travail de composition sur le long terme. Le lien solide qui existe désormais, entre le film et Des histoires qui font rêver, n’a pu exister que par l’expérience d’une écriture musicale, inspirée de la dramaturgie…

En savoir plus :

http://www.deshistoiresquifontrever.fr/Des_histoires_qui_font_rever/Les_aventures_du_Prince_Ahmed.html

Premier Ciné Brunch à l’Atrium de Chaville

Dimanche 23 Septembre à 11h00

Papas, mamans et enfants, se sont rués à la première séance du Ciné Brunch de l’Atrium. 247 spectateurs pour "Rebelle". Succès surprise qui révèle une forte demande des familles pour ce créneau horaire pourtant particulier. Raison principale invoquée par Saba Roux, responsable de la programmation Jeune Public, le prix attractif de 3,50€.

Saba Roux: Je connais beaucoup de gens à Chaville, et j’ai reconnu ce matin des familles qui ne viennent jamais au cinéma compte tenu des 7€ qu’il faut débourser pour chaque entrée.
Franck Prunier: Comment vous est venue l’idée de tenter cette expérience ?
SR: Hervé Meudic, notre directeur, a rapporté le concept du Québec où cette formule fonctionne depuis des années. On s’est dit pourquoi pas à l’Atrium ?
FP: Avez vous fait un sondage préalable ?
SR: Non, vraiment, on s’est lancé comme ça.
FP: Le brunch a-t-il connu le même succès ?
SR: 40 repas servis.  Là aussi nous avons essayé de faire un effort sur les tarifs (formules à 5€, 7€ et 12€).
FP: Prochain rendez-vous du Ciné Brunch de Chaville ?
SR: "Astérix et Obélix : au service de sa majesté" le Dimanche 28 Octobre à 11h00.

23e Festival du court métrage d’humour de Meudon du 2 au 7 Octobre 2012

Entretien avec sa coordinatrice

Véronique Mathieu travaille d’abord comme chargée de relations publiques à la Maison du Film Court. Elle fréquente les festivals de Cannes, de Clermont Ferrand, d’Alès et de … Meudon. Le Festival du court métrage d’humour existe depuis 1990, elle en deviendra la coordinatrice en 1998.

Franck Prunier : La Maison du Film Court, un hasard pour ton premier emploi ?
Véronique Mathieu : Pas du tout, je suis une passionnée de cinéma depuis toujours. Après une année en Histoire de l’Art, j’entre pour deux ans à l’ICART, option Art et Communication. J’effectue un stage au service presse du Centre Pompidou et un autre au festival Premier Plan d’Angers.
FP : Tu as déjà touché à la réalisation ou à l’écriture de scénario ?
V M : Je préfère faire découvrir des talents. J’aime le contact avec les jeunes réalisateurs, les comédiens, leur offrir un écrin, un public réactif, une jolie salle qui mettra leur film en valeur. Ma récompense c’est de voir leur enthousiasme pendant les six jours du festival. C’est un vrai bonheur pour moi de les recevoir. 
FP : Qu’est-ce qui, selon toi, fait la force du Festival du court métrage d’humour de Meudon ?
V M : Son côté convivial, intimiste, qualités indispensables pour qu’il se passe des choses, que naissent des projets, le but du festival.
FP : Le festival a t'il tout de suite trouvé son public ?
VM : Il se déroulait à l’époque à la Maison Saint Philippe, le château des Orphelins apprentis d’Auteuil sur les hauteurs de Meudon. L’objectif de l’Office Meudonnais du Temps Libre était de rendre les courts métrages accessibles au plus grand nombre, et le public a répondu présent. Au début, le festival ne durait qu’une journée. Il passera à trois jours, puis à six en 2000, à l’occasion de l’ouverture du Centre d’art et de culture. L’Office Meudonnais du Temps Libre, devenu entre temps Meudon 7e Art, a compris qu’il fallait faire de cette manifestation un moment fort de la saison.
FP : Combien d’entrées en 2011 ?
VM : 2745 spectateurs en 6 jours pour 16 séances. Ce qui représente un taux plus qu’honorable de 170 spectateurs par séance.
FP : Age du public ?
VM : Nous organisons des séances dédiées au très jeune public. Je dirais donc de 3 à 77 ans. 
FP : Qui sélectionne les films ?
V M : Je m’occupe personnellement de la pré sélection parmi les 300 films environ que nous recevons par an. Dans un second temps, interviennent les huit membres du comité de sélection de Meudon 7e Art avec leurs grilles de notation. Réalisation, humour, interprétation et rythme des films sont les quatre aspects pris en compte.   
FP : Durée maximum du court métrage ?
V M : Quarante minutes.
FP : Qui sont les membres du jury ?
V M : Un panel représentatif de la profession.
FP : Des noms connus ?
V M : Coline Serreau, Luis Régo, Artus de Penguern, Eric Tolédano et Olivier Nakache, Yvan Le Bolloch, Serge Riaboukine ont été tour à tour présidents.
FP : Et pour l’édition 2012 ?
VM : Michèle BERNIER sera la présidente de notre jury de professionnels.
FP : Le festival a-t-il accueilli des talents, cinéastes ou comédiens, qui ont aujourd’hui leur place dans le métier ?
V M : Bien avant le triomphe d’«Intouchables» Eric Tolédano et Olivier Nakache sont venus présenter « Ces jours heureux », qui devait devenir quelques années plus tard un long métrage avec Jean-Paul Rouve et Omar Sy. Idem pour Artus de Penguern venu présenter « La clinique de l’amour » futur long métrage sorti en 2012. Sont également venus Jean-Pierre Jeunet, François Morel, Xavier Gianoli, Sami Bouajila, Mabrouk El Mechri…
FP : Déjà des favoris pour l’édition 2012 ?
VM : J’ai de véritables coups de cœur cette année et suis très fière de l’ensemble du cru 2012, que ce soit pour les films de la compétition mais aussi pour les films des panoramas.
FP : Tu disposes d’un budget en hausse par rapport à 2011 ?
V M : 78 000€, contre 75 000€ en 2011.
FP : Quelles sont les récompenses pour les lauréats ?
V M : 4500€ pour le Grand Prix du Jury. 2500€ pour le Prix du Public. 800€ pour le Prix de la Jeunesse avec son jury de collégiens. 900€ offerts par la Caisse d’Epargne pour le Prix d’Interprétation. Certains de ces prix sont assortis de prestations techniques (en lumière principalement et en sous-titrage). Il existe également le Prix Distribution qui permet au film primé d’être diffusé en salles et à la télévision. C’est la société Ad Astra Films qui offre ce prix important pour l’exposition des courts métrages.
FP : Trois films que tu emporterais dans une île déserte.
V M : « Tout sur ma mère » d’Almodovar, « Coffee and cigarettes » de Jim Jarmush et « Certains l’aiment chaud » de Billy Wilder. Si j’avais le droit j’ajouterais un Tati et un Truffaut, « Vivement Dimanche ! » par exemple. 
FP : A propos de Truffaut, un slogan des années 80 affirmait : « quand on aime la vie on va au cinéma » François Truffaut rectifiait : « quand on n’aime pas la vie on va au cinéma». Quelle serait ta position ?
V M : Je ne partage pas forcément cette position mais il faut remettre cette phrase dans son contexte. Truffaut fait référence à son enfance place de Clichy où il se réfugiait dans les salles obscures pour fuir la mauvaise ambiance familiale. J’ai eu le bonheur d’avoir des parents très cinéphiles qui m’ont donné l’envie et la permission d’aller au cinéma très jeune !

Mercredi 21 Novembre au Ciné Montrouge

Michel Piccoli a rendu hommage à Maurice Garrel

Pour peu il s’excuserait pour son grand âge. Il a pourtant fière allure l’anti-héros de «Max et les Ferrailleurs».  Le regard vif et le pas assuré, on le sent ému d’avoir revu «Alors voilà», son premier film au titre de réalisateur. Il l’a tourné en 1997 avec son ami Maurice Garrel*.

- Vous êtes très vertueux! lance-t-il aux spectateurs en guise de remerciement.
Les applaudissements viennent à peine de s’interrompre, mais que signifie donc ce compliment adressé au public?
- Vous n’avez rien compris, n’est-ce pas? L’histoire, les dialogues. C’est comme ça les films, ça vieillit.
Il veut parler de la pellicule défraîchie, du son étouffé… la faillibilité de la technique.
- C’est vrai, lance une spectatrice, j’avais vu «Alors voilà» à sa sortie, c’était un autre film. La bande son remplissait la salle, on pouvait pleinement apprécier le travail sur la lumière.
- Merci madame d’avoir remarqué la lumière. J’avais beaucoup travaillé à l’époque avec le chef opérateur Laurent Machuel pour créer une ambiance. Mais hélas les films sont comme ces photos qu’on enferme dans une boîte. Des années après, on les ressort et on s’aperçoit que les couleurs ont disparu. 
Il les aime ses acteurs, mais ne souhaite pas parler directement de son ami disparu en juin 2011. Il évoque juste ce moment du film où Maurice Garrel regarde les photos tendues par Dominique Blanc. 
- Il a joué cette scène avec une vérité époustouflante. Un des meilleurs comédiens que j’ai connu. Dominique Blanc aussi, une actrice prodigieuse, doublée d’une femme extrêmement fréquentable.
Il parle des autres acteurs du film, Arno, qu’il tient pour un chanteur de génie, Roland Amstutz (malade pendant le tournage) qui se donna la mort deux mois après le dernier tour de manivelle, des enfants, acteurs ou pas, et dont chacun d’entre nous devrait conserver l’intelligence jusqu’à la fin de sa vie.
Un spectateur l’interroge plus largement sur le métier, la différence entre théâtre et cinéma. 
- Pour un acteur, dit-il, le cinéma et le théâtre sont des métiers totalement différents. Au théâtre, c’est le comédien le patron, au cinéma c’est le réalisateur. Il faut former un vrai binôme avec lui, c’est de cette complicité que naîtra le film.
Il cite alors trois metteurs en scène : Sautet, Bunuel et Renoir. Tout le monde se souvient des «Choses de la vie», de «La mort en ce jardin», du «Fantôme de la liberté» ou de «La voie lactée», mais dans quel film de Jean Renoir a-t-il joué? «French cancan» bien sûr! Avec Gabin. Les questions ne fusent pas dans la petite salle de l’Espace Colucci. Il faut avouer qu’elle intimide cette voix qui a tant vibré à nos cinéphiles oreilles. Moi-même je n’ose le photographier, le flash pourrait l’indisposer… 
- On va se quitter, dit-il d’une voix traînante.
Il n’a pas envie de partir. Parle encore un peu. Flâne sur le plateau.
Je m’avance et ose:
- Je peux vous prendre en photo ?
- Je vous en prie, bien sûr.
Je remarque sa longue écharpe qui tombe sur son manteau.
- Dans toute votre carrière, y a-t-il un film que vous préférez?
- Il y en a oui. Un film de Ferreri je pense.
- «La grande bouffe»?, je m’empresse de répondre.
- Non, pas celui-là, un autre…
Il fronce les sourcils.
-…dont je serais bien incapable de me souvenir du titre. Vous avez vu les films de Ferreri? rebondit-il avec une étincelle dans le regard.
Je cite trois ou quatre films du réalisateur italien; ça lui fait plaisir.
- Ils ne passent plus de Ferreri à la télé, c’est dommage.
Il sort dans le couloir, s’arrête devant une affiche d’«Intouchables». Il commente:
- François Cluzet…Il est bien Cluzet.
Je le remercie.
- C’était formidable de vous écouter, de voir défiler sous nos yeux cinquante ans de cinéma français.
- C’est moi qui vous remercie monsieur.
J’entends quelqu’un lui demander:
- Tu as soif Michel ?
- Oui, répond-il avant de s’éloigner vers l’auto qui l’attend dans la rue Racine. 

Propos recueillis par Franck Prunier


* Né le 24 février 1923 à Saint-Gervais (Isère), Maurice Garrel était le père du cinéaste Philippe Garrel et le grand-père de l'acteur Louis Garrel et de l'actrice Esther Garrel. Ancien élève de Charles Dullin, Maurice Garrel se consacre tout d'abord à la scène, travaillant notamment au côté de Laurent Terzieff. Il sera pensionnaire de la Comédie-Française de 1983 à 1985. Au début des années 60, il se lance dans le cinéma où il apparaît la plupart du temps dans des seconds rôles, tournant pour de grands cinéastes tels que François Truffaut (La Peau douce), Jacques Rivette (Merry go Round), Costa-Gavras (Un homme de trop), Claude Lelouch (Edith et Marcel), Claude Chabrol (Nada), Claude Sautet (Un coeur en hiver). En 1991, son interprétation dans «La Discrète», de Christian Vincent, lui vaut d'être nommé pour le César du meilleur second rôle. Il le sera une seconde fois en 2005 pour «Rois et reine» d'Arnaud Desplechin. Il tiendra régulièrement des rôles, souvent autobiographiques, dans les films de son fils Philippe Garrel (Le Coeur fantôme, Sauvage innocence). Maurice Garrel a également joué dans de nombreuses productions pour la télévision.

CINEMA EN PLEIN AIR SUR LE PARVIS DE L'ONDE

VELIZY-VILLACOUBLAY

A l'occasion de la FETE DES ASSOCIATIONS, la ville de Vélizy-Villacoublay a offert une séance de cinéma en plein air à ses administrés.
300 spectateurs ont pu apprécier POTICHE de François Ozon projeté sur écran géant.

ENTRETIEN AVEC LEÏLA BROUK

Coordinatrice cinéma au Centre d’Art et de Culture de Meudon

La nomination de Leïla Brouk à ce poste en 2009 ne doit rien au hasard. Les premiers mots qu’elle a su lire étaient ceux du programme télé que ses parents laissaient traîner sur la table du salon. Très tôt, elle n’a qu’une idée en tête : travailler dans le cinéma, même si elle ignore encore par quel biais. Son premier souvenir en salle :  « Conan le barbare ». Ses acteurs favoris : De Niro, Pacino et Eduardo Noriega. Ses actrices : Charlize Theron, Kirsten Dunst et Grace Kelly. Scorsese, Coppola et John Woo sont ses réalisateurs de chevet mais elle avoue un penchant pour le côté décalé des films Bollywood.


Franck Prunier : Tu aimes les réalisateurs qui déménagent ; tu as toi-même beaucoup bougé avant de te fixer à Meudon…
Leïla Brouk : J’ai commencé à Poitiers, comme stagiaire sur le Festival International des Ecoles de Cinéma, ça a duré quatre ans. J’étais assistante de direction puis coordinatrice des séances scolaires.
FP : Ce festival t’occupait toute l’année ?
LB : Absolument, ce qui m’a permis de faire valoir une large expérience quand je suis arrivée à Paris en 2004.
FP : Tu trouves du travail tout de suite à la capitale ?
LB : Toujours comme stagiaire, pendant trois années consécutives, sur le festival Cinéma du Réel à Beaubourg où je travaille comme assistante attachée de presse, et sur le festival de Paris où j’ai la joie de rencontrer Charles Aznavour à l’occasion d’une rétrospective.
FP : Pendant cette même période tu es chargée des accréditations sur le festival de La Rochelle.
LB : C’est ce festival qui m’ouvrira toutes les portes. A cette période je découvre une annonce de la SRF (Société des Réalisateurs de Films) qui cherche justement une personne chargée des accréditations au festival de Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Je suis engagée aussitôt et rémunérée pour la première fois…
FP : Tu travailles trois ans pour le festival de Brive et simultanément tu réalises des sondages pour RTL. Tu es aussi coordinatrice adjointe pour le Festival des Industries du Rêve à Paris. Comment es-tu arrivée à Meudon ?
LB : En fait, je me retrouve à Meudon par hasard, pour suivre mon conjoint. Je suis appelée par l’association Meudon 7ème Art suite à ma candidature spontanée. Une chance, je suis arrivée au bon moment. 
FP : Tu as approché un peu la réalisation et l’écriture de scénario ?
LB : J’ai seulement réalisé un court métrage en terminale où j’avais choisi l’option cinéma-audiovisuel.
FP : Qui t’a donné l’idée de te lancer dans la filière L3 ?
LB : Mon professeur de Français à Chinon, qui dirigeait aussi le cinéma Le Rabelais. Je parlais souvent 7ème art avec elle. Un jour, elle m’informe de l’existence d’une option cinéma pour le bac. En seconde on voit un film tous les quinze jours, avec un exposé à la clé où chaque élève doit remettre en perspective le film par rapport à son époque. Puis on apprend à écrire un synopsis, réaliser un découpage technique, on se déplace à des festivals : Montpellier, La Rochelle, Poitiers ; on finit par toucher à la caméra en classe de terminale.
FP : Tu enchaînes sur la fac.
LB : Parallèlement aux quatre années sur le festival de Poitiers. J’obtiens une licence en Arts du spectacle, option cinéma.
FP : Ces études t’ont été utiles ?
LB : Pour ma culture artistique et apprendre à affiner mon jugement sur les films, pas pour trouver du boulot. Les employeurs ne s’intéressent qu’à ton expérience.
FP : Pourrais-tu me décrire la salle de cinéma de tes rêves.
LB : Deux écrans, un hall façon musée du cinématographe, un cinéma à l’ancienne en fait, dans le style du Studio 28 à Paris et dans lequel j’aurais une totale liberté pour la programmation.
FP : Classée Art et Essai ?
LB : Cela va sans dire.
FP : Tu écarterais les blockbusters et les grands films populaires ?
LB : Pas systématiquement, mais je ferais un tri.
FP : C’est toi qui programme les films au Centre d’Art et de Culture de Meudon ?
LB : Je travaille avec le GPCI (Groupement de Programmation des Cinémas Indépendants). Les relations sont beaucoup plus souples avec l’arrivée de la nouvelle équipe. A l’exception d’un ou deux films par mois, imposés pour des motifs purement commerciaux, j’arrive à programmer ce que je crois être le plus adapté à notre public.
FP : Tu programmes aussi les films du patrimoine ?
LB : Hélas non… J’adorerais m’occuper des séances de ciné-club mais c’est ma collègue en charge du Festival du Court Métrage d’Humour, qui programme également les grands classiques.
FP : Quelles satisfactions retires-tu de ton activité de programmatrice ?
LB : J’aime faire découvrir des films, écouter et voir la réaction des gens quand ils sont surpris par un sujet, une façon de filmer.
FP : Trois films que tu emporterais sur une île déserte.
LB : « Le parrain » de Coppola, « Tesis » d’Amenabar et « Le tombeau des lucioles », animation japonaise de Takahata.
FP : Un slogan des années 80 affirmait : « quand on aime la vie on va au cinéma » François Truffaut rectifiait : « quand on n’aime pas la vie on va au cinéma». Quelle serait ta position ?
LB : La version Truffaut correspond à une certaine réalité. J’ai traversé il y a peu une période difficile, et il n’y a que dans les salles de cinéma que je retrouvais un équilibre, des moments de bonheur…

« The tramp » un nouveau ciné-concert à Saint-Cyr l'Ecole

Le dimanche 9 juin à 14h30

Le cinéma les yeux d’Elsa de Saint-Cyr l'Ecole vous présente la dernière création de l'association "des histoires qui font rêver": une projection de trois films, accompagnée au piano par Julio Laks.

Retrouver les premiers films de Charly Chaplin (1892-1977) qui ont rendu son personnage de « Charlot » célèbre.
Charlot s’évade :
Charlot, un prisonnier, réussit à échapper à la vigilance des gardiens de la prison. Il sauve ensuite une jeune femme et sa mère de la noyade en se faisant passer pour un millionnaire, et il est ensuite invité à la réception donnée en son honneur par les parents de la jeune fille. Pourtant, l'un des invités va reconnaître en lui le bagnard évadé. Une course-poursuite s'engage alors.

Charlot fait du cinéma :
Le film se déroule dans les propres studios de la Keystone. Charlot qui flâne dans la rue devant les établissements de prise de vue, voit arriver les vedettes en voiture et les suit à l'intérieur. Là tout le monde s'affaire, vaque à ses occupations, tourne des scènes et on semble ne pas trop faire attention à lui. Mais toujours là où il ne faut pas, il renverse les décors ou pénètre dans le champ de la caméra. L'écart entre fiction et réalité qu'il ne maîtrise pas est bien entendu le prétexte à une série de gags car toujours aussi chevaleresque, il est toujours prêt à prendre la défense des jolies actrices, même si celles-ci sont en train de jouer la comédie devant la caméra !

Charlot fait du music-hall :
M. Pest, un gentleman alcoolique, se rend au music-hall. Il a bien du mal à trouver sa place, dérangeant de nombreuses fois les spectateurs déjà assis ainsi que les musiciens de l'orchestre.
Dans le même temps, M. Rowdy, un autre spectateur situé à l'étage, perturbe parfois malgré lui le bon déroulement des différents numéros présentés dont un charmeur de serpents, une danseuse orientale, un cracheur de feu.

Cycle Michaël Cimino à Meudon

Du 18 au 22 septembre 2013

A l'occasion de la ressortie du film "La porte du paradis" en version intégrale et restaurée, le Centre d'Art et de Culture vous invite à découvrir ou redécouvrir 5 chefs d'oeuvre de Michael Cimino.

Programmation complète sur: http://www.meudon.fr/evenement-37/2013/09/18/cycle-special-michael-cimino-2292.html?tx_cal_controller[type]=tx_cal_phpicalendar&cHash=d4d5f123fdca041075bea50c0348510a

Michael Cimino est le réalisateur de trois œuvres marquantes : "Voyage au bout de l'Enfer" (1978), film traitant de la guerre du Vietnam à travers le périple éprouvant de trois américains ordinaires ; "La porte du Paradis" (1980) qui raconte un épisode peu connu de l'histoire de l'Ouest, à savoir le massacre d'immigrés polonais par une bande de mercenaires à la solde de propriétaires fonciers ; enfin "L'Année du Dragon" (1985), qui montre l'action d'un inspecteur de police qui entreprend de "nettoyer" Chinatown de sa pègre.
Ces trois films forment, selon les dires même du réalisateur, un triptyque sur l'Amérique, son histoire et ses contradictions. "Voyage au bout de l'enfer" traite de l'un des épisodes les plus traumatisants de l'histoire américaine récente, mais les trois personnages principaux sont issus d'une communauté ouvrière de Russes Américains, et le premier tiers de ce film de près de trois heures constitue un long prologue montrant un mariage orthodoxe, suivi d'une fête typiquement russe.
L'importance de l'immigration dans l'histoire américaine, thème, encore secondaire dans "Voyage au bout de l'enfer", devient le sujet central de "La porte du paradis", qui traite d'un génocide de race et de classe à la fois. "L'Année du dragon" aborde frontalement la place de l'immigration asiatique dans la société américaine. Le film, à sa sortie, fut taxé de racisme, car il semblait stigmatiser les activités criminelles de la communauté chinoise. Cimino s'en est défendu, arguant que, pour la première fois dans un film américain, un personnage chinois occupe le premier plan conjointement avec le héros du film. D'autre part, Cimino a insisté pour que les personnages chinois parlent leur propre langue (beaucoup de scène du film sont dialoguées en chinois). Enfin, le personnage de Stanley White (l'inspecteur de police joué par Mickey Rourke), ramène lui aussi à la thématique centrale de Cimino : il s'agit d'un américain d'origine polonaise, fier d'être américain et de s'être intégré à ce pays, mais ne manquant pas de rappeler ces origines. Ce personnage renvoie aussi, comme un écho, à "Voyage au bout de l'enfer" : Stanley White est un ancien Marine's pour qui la lutte contre la pègre n'est que la continuation de la guerre du Vietnam. "Pour Stanley White, dit Cimino, Chinatown devient un autre champ de bataille, la répétition d'un conflit qui pour lui n'a pas été résolu".
D'une manière générale, il n'est rien que Cimino sache mieux filmer que les réjouissances, fêtes, rites et rituels des communautés ethniques : au mariage orthodoxe et à la fête typiquement slave qui s'ensuit dans "Voyage au bout de l'enfer" font écho, dans "La porte du Paradis", la scène haute en couleur où les immigrants polonais assistent, en cercle, à un combat de coq, et celle - filmée en sépia- où ces mêmes immigrés dansent en patin à roulette sous une toile de tente.
L'authenticité de ces scènes s'explique grandement par le choix de figurants non professionnels. Pour la scène du mariage dans "Voyage au bout de l'enfer"ce sont de véritables paroissiens : il aurait été très difficile d'obtenir ce courant, cette vie, de gens qui ont l'habitude de la figuration (...), ces gens étaient de véritables russes américains, qui parlent vraiment cette langue, dansent vraiment ces danses, qui ont vécu leur vie dans cette communauté, qui ont certaines expressions de visages. On ne peut pas créer cela avec des figurants professionnels".
La recherche de l'authenticité guide plus globalement le travail de préparation des films de Michael Cimino. Les tournages de "Voyage au bout de l'enfer" et de "La porte du Paradis" ont été précédés de recherches minutieuses. Pendant plusieurs mois, les assistants de Cimino ont accumulé des milliers de mètres de pellicule sur la guerre du Vietnam. Pour la "Porte du Paradis", Cimino, pour filmer les villes de l'Ouest de la fin du XIXe siècle, s'est servi de l'immense documentation photographique existant sur cette période, et son souci de réalisme a abouti à un résultat qui a déconcerté critiques et public, dont la perception de la réalité de l'Ouest Américain a été faussée par tant de Western, où il n'y avait jamais de figurant à l'arrière plan. Les villes de l'Ouest étaient, au contraire, remplis de gens. En parlant des photographies d'époque, Cimino déclare :"ce qui impressionne toujours, c'est le dynamisme de ces villes en développement ; la raideur des édifices, des gens, des vêtements, mais l'activité, l'énergie, la foule qui se pressait dans les grandes rues, le commerce, on ne nous a jamais montré cela. Nous sommes habitués à voir des décors de cinéma, pas des endroits réels".

"Voyage au bout de l'enfer" a été critiqué par certains car le film ne montrait pas le point de vue vietnamien et ne faisait pas allusion aux divisions qu'avait causés le conflit au sein de la société américaine. Le film obtint néanmoins un immense succès critique et public, et cinq oscars dont celui du meilleur film et celui de la meilleure mise en scène.
Son film suivant, "La Porte du Paradis", fut, à l'inverse, un échec cinglant sur ces deux plans. Cimino se laissa aller à une folie des grandeurs dispendieuse et à une obsession du contrôle absolu, qui aboutirent à faire exploser le budget initial. Le film, présenté dans sa version originale intégrale de 3h40 en novembre 1980, fut retiré de l'affiche de l'unique cinéma new-yorkais où il passait après une première désastreuse et des critiques hystériquement négatives. Sous la pression des producteurs, Cimino lui-même refit un nouveau montage : cette version tronquée de plus d'une heure n'est que l'ombre de l'œuvre originale, et n'obtint pas plus de succès. Au total, cette œuvre cinématographique resta dans les annales comme la plus grande catastrophe financière de l'histoire du cinéma américain qui aboutit à la ruine de United Artists.
"La Porte du Paradis" signe la fin d'une période faste, celle où les "auteurs" (Coppola, Scorsese et d'autres) avaient pris le pouvoir à Hollywood. A partir du début des années 1980, suite à certains échecs retentissants de films d'auteurs dispendieux ("La Porte du Paradis" d'abord, mais aussi "Coup de Cœur", qui endetta Coppola jusqu'au cou), les grands studios américains décidèrent "d'arrêter les frais" et de ne plus donner de moyens pharaoniques à des auteurs mégalomaniaques : les grands réalisateurs sont alors mis sur la touche, et sommé de prouver qu'ils étaient aussi de bon "filmmakers".
Serge Maury


FILMOGRAPHIE :

1974 : LE CANARDEUR (Thunderbolt and Lightfood) 1h55. Avec Clint Eastwood, Jeff Bridges, Geoffrey Lewis, Catherine Bach .
John Thunderbolt, braqueur de banques, se lie d'amitié avec un jeune aventurier, Lighfoot. Faute de retrouver un magot planqué dans une école qui a disparu, il entreprend avec d'anciens complices d'attaquer une chambre forte au canon anti-char…

1978 : VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER (The deer hunter) 3h03. Avec Robert De Niro, John Cazale, John Savage, Christopher Walken, Meryl Streep.
Dans une petite ville industrielle de Pennsylvanie, cinq ouvriers de l'équipe de nuit se retrouvent dans un bar, après leur travail. Ils s'apprêtent à fêter le mariage de l'un d'entre eux et le départ de trois autres appelés au Vietnam. Quand ils reviendront, leur esprit restera marqué à jamais par les horreurs qu'ils y ont subies.

1980 : LA PORTE DU PARADIS (Heaven's gate) 3h39. Avec Kris Kristofferson, Christopher Walken, Isabelle Huppert.
A la fin du XIXe siècle, peu après la conquête de l'Ouest, des terres doivent être distribuées aux émigrants. Mais un climat de concurrence et de violence s'installe parmi les différentes minorités. Et les grands propriétaires locaux, liés aux banques, n'entendent pas céder ainsi leurs terres…

1985 : L’ANNEE DU DRAGON 2h14. Avec Mickey Rourke, John Lone, Ariane, Leonard Termo.
Arrogant, têtu, coléreux, mal aimé de ses collègues bien qu'il soit le flic le plus décoré de New-York, le capitaine Stanley White vient d'être nommé a la tête du district de Chinatown. Une vague de violence s'étant mystérieusement abattue sur la communauté chinoise jusqu'ici très paisible.
1987 : LE SICILIEN (The Sicilian) 2h25. Avec Christopher Lambert, Terence Stamp, Joss Ackland, John Turturro.
Salvatore Giuliano décide de séparer la Sicile de l'Italie, au détriment des trois grands dirigeants que sont l'Eglise, la Mafia et l'Etat.

1990 : DESPERATE HOURS (The desperate hours). 1h45. Avec Mickey Rourke, Anthony Hopkins, Mimi Rogers, Lindsay Crouse.
Michael Bosworth, tueur sadique et rusé s'est enfuit du tribunal grâce à l'aide de son avocate et maitresse Nancy Breyers. Flanqué de son frère Wally et d'un compagnon de ce dernier, Michael décide d'attendre pour fuir avec Nancy et, pour assurer leur sécurité, les trois hommes prennent la maison Cornell et ses occupants en otages…

1995 : SUNCHASER (The Sunchaser). 2h00. Avec Woody Harrelson, Jon Seda, Anne Bancroft.
Brillant cancérologue qu'un drame secret ronge depuis l'enfance, Michael Reynolds hérite d'un patient peu ordinaire : Brandon Blue Monroe, un jeune délinquant. Atteint d'un mal incurable, ce dernier croit naïvement en l'existence d'un lac enchanté des montagnes du Colorado, aux vertus curatives. Pour s'y rendre, il kidnappe Michael…

24e FESTIVAL DU COURT MÉTRAGE D’HUMOUR DE MEUDON

LE PALMARES

Le jury 2013, présidé par Édouard MONTOUTE, comédien de talent rendu célèbre par «La haine» et «Taxi»,  était composé des personnalités suivantes:
Laurence ARNÉ, comédienne
Alysson PARADIS, comédienne
Timothée AUGENDRE et Geoffroy DEGOUY, réalisateurs, lauréats du Grand Prix du jury 2012
Pascal DEMOLON, comédien
Frédéric GORNY, comédien
Wilfried MÉANCE, réalisateur

Il a dévoilé sa préférence et décerné cette année 4 prix:

LE GRAND PRIX DU JURY à «DIAGNOSTIC» de Fabrice BRACQ
LE PRIX SPÉCIAL DU JURY de la meilleure production à STUDIO KREMLIN pour «MONSIEUR LEROI» de Charles HENRY et Simon MASNAY
LE PRIX D’INTERPRÉTATION à Alexandre et Simon ASTIER dans le film «ZYGOMATIQUES» de Stephen CAFIERO
UNE MENTION SPÉCIALE DU JURY à «CAVALERIE» de Xavier LEBLANC et Emmanuel POULAIN-ARNAUD

Le public et les jeunes ont également répondu présent et ont récompensé :

«ZYGOMATIQUES» de Stephen CAFIERO (PRIX DU PUBLIC)
«CLEAN» de Benjamin BOUHANA (PRIX DE LA JEUNESSE)

25ème FESTIVAL DU COURT METRAGE DE VELIZY-VILLACOUBLAY

Entretien avec Laurent Firode le lauréat du Prix du Public

De gauche à droite : Didier Albessart, Laurent Firode et les deux comédiens du film Jean-Michel Marnet et Patrick Dross

Palmarès 2013 :
Prix du Jury à « Bad Toys II » de Nicolas Douste et Daniel Brunet
Prix du Public à «La mort du Père Noël » de Laurent Firode
http://www.laurentfirode.com/Films/La_mort_du_pere_Noel_-_Laurent_Firode.html


Bravo à Didier Albessart, président du Ciné-Club de Vélizy-Villacoublay, et à toute son équipe! Une fois encore ils ont su combler les attentes du public avec une programmation diversifiée, empreinte de poésie, d’action et d’humour. Pour cette 25ème et triomphale édition (la salle était pleine à craquer), le public a voté pour « La mort du Père Noël », désopilante comédie réalisée par un vieux routier du court.

« La mort du Père Noël » reste dans la lignée des films à tiroirs de Laurent Firode. « La Nuit est belle » mettait déjà en scène un suicide manqué qui provoquait une série de quiproquos, « Les Astres » racontait l'histoire d'une nuit en flash-back, les destinées de six couples reliées entre elles par des objets ou des faits insignifiants comme une pièce de monnaie, une botte, un cri dans la nuit. Ici, à la suite de quelques malencontreux hasards, chacun est persuadé d’avoir tué un Père Noël. Son premier long reste d’ailleurs dans le même univers. En effet, Laurent Firode réalise des longs métrages depuis 1999. On se souvient du « Battement d’ailes du papillon » avec Faudel et Audrey Tautou, de « Quartier VIP » avec Johnny Hallyday ou encore de « Par amour » avec Valérie Mairesse. Mais pourquoi diable revenir au format court ? Je lui ai posé la question au bar du Ciné-Club de Vélizy-Villacoublay, juste après la proclamation du palmarès. Son prix du public est posé sur la table. Il est minuit. Il a commandé un café. 

Laurent Firode : Je vous l’accorde, ma démarche est atypique. On pourrait même l’interpréter comme un retour en arrière. Mais le court métrage est pour moi comme une fenêtre qu’on ouvre pour respirer. Un espace de totale liberté. Une bulle où on peut s’amuser entre amis. J’aime aussi la neutralité du public qui vient voir ces films. Il n’y a pas de stars, personne n’a lu ou entendu la moindre critique. Les gens s’assoient dans la salle et découvrent un moment de cinéma, en toute innocence, presque comme des enfants. 
Franck Prunier : Quel est le coût de cette bouffée d’oxygène ?
LF : N’importe qui aujourd’hui peut s’essayer au film court. Rendez-vous compte, j’ai tourné « La mort du père Noël » pour trois cents euros ! Il y a trente-cinq ans, quand j’ai commencé à tourner des films d’animation en pâte à modeler, trois minutes de pellicule Super 8 coûtaient quelque chose comme trente ou quarante euros !
FP : Ces films image par image, tu les réalisais seul ?
LF : Au début oui. Tout seul, à la maison. Et puis j’ai remporté un prix. Ca m’a donné envie de m’investir avec des pros. J’ai commencé par travailler avec des étudiants en cinéma à l’école Louis Lumière. Très mauvaise expérience. Ils ont littéralement massacré mon projet. Alors j’ai fait des stages. Et puis j’ai fondé l’Atelier du film.
FP : Une maison de production ?
LF : Pas exactement. Il s’agissait plutôt de fournir les moyens techniques et humains à des réalisateurs de courts métrages débutants.
FP : Cette fois tu peux te lancer dans la réalisation ?
LF : Oui, et mes courts métrages se vendent bien.
FP : A la télévision ?
LF : Pas seulement. J’ai aussi remporté plusieurs prix au CNC.
FP : Comment es tu passé au long métrage ?
LF : Nous sommes en 1998. Des producteurs viennent me voir. Ils faisaient partie du jury du CNC et avaient repéré mes films courts. Mon premier long naîtra de cette rencontre, c’est « Le battement d’ailes du papillon », sorti en 2000. Depuis j’ai réalisé une dizaine films, pour le cinéma et la télévision, le dernier étant « Midi et soir » avec Roland Magdane et Daniel Russo.
FP : Le court métrage reste donc un bon moyen de se faire connaître et d’accéder à la cour des grands ?
LF : J’en suis la preuve vivante.
FP : Des projets pour 2013 ?
LF : Une série pour France 3, et puis un long métrage qui devrait s’intituler « Les vrais gens ».
FP : Et côté court ?
LF : Je vis à Barbès, quartier animé et néanmoins très peu filmé. Je vais y tourner une histoire. Ca s’appellera « Barbès comedy ».
FP : A t’écouter, on a le sentiment que tu te ressources dans le court métrage, que tu y puises l’énergie qui te sera nécessaire pour supporter la pression sur les longs.
LF : On peut le dire comme ça. Ce qu’il y a de certain, c’est que j’ai écrit et réalisé plus de trente courts métrage. Et que je n’ai pas l’intention de m’arrêter.

Propos recueillis par Franck Prunier

Festival "Reprises" à Bondy

Du 02 juillet au 19 août 2014

Le cinéma André Malraux à Bondy avec toute la communauté d'agglomération Est-Ensemble: Le Cin’hoche à Bagnolet, le Magic Cinéma à Bobigny, le Méliès à Montreuil, le Ciné 104 à Pantin, le Trianon à Romainville et le Cinéma du Garde-Chasse aux Lilas ont le plaisir de vous inviter à voir ou à revoir les films les plus marquants de l'année au tarif unique de 3,5 euros.

7 films sont proposés :
9 mois ferme
The Grand Budapest Hotel
The Lunchbox
Lulu femme nue
Les Gazelles
Minuscule
Gravity

Programme détaillé ci-joint: http://www.est-ensemble.fr/sites/default/files/programmereprises_bd.pdf

conception & réalisation : SHRUTI CLIC