Le ciné-classic du 26 octobre à Bourg-La-Reine

LE PLAISIR

Le ciné-club naît dans les années 1920 sous l'impulsion des amateurs et critiques de ciné qui, déjà, se battent et résistent pour que le cinéma soit reconnu comme un art. Aujourd'hui considéré comme le 7e, le cinéma ne cesse cependant d'être défendu : contre l'industrialisation, pour la sauvegarde des copies, pour la promotion des œuvres oubliées ou méconnues… et c'est tout l'objet du ciné-club.
La ville de Bourg-la-Reine propose des rendez-vous consacrés à de grands acteurs ou réalisateurs qui ont marqué le 7e art. Les projections ont lieu dans l’auditorium du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Bourg-la-Reine.
Dans le cycle "Madame Danielle Darrieux", après "La vérité sur bébé Donge", ne ratez pas le dimanche 26 octobre à 16h…

LE PLAISIR réalisé par Max Ophuls (1952) avec Danielle Darrieux, Jacques Galland, Claude Dauphin, Gaby Morlay, Madeleine Renaud, Jean Gabin, Pierre Brasseur, Daniel Gelin.
Durée : 1h37

« L’ardeur dionysiaque et cinétique qui anime « Le Plaisir », en lutte, déjà, contre la sagesse apollinienne du cinéma classique, ramène à la surface des choses la force souterraine qui les agite : la hantise de l’immobilité, qui n’est autre que celle de la mort. Cette hantise est combattue dans la recherche du plaisir, dont le mot d’ordre est le mouvement. Fêtes, danse, fanfreluches, escaliers en tous sens, ornementations étourdissantes, cadrages bancals, mouvements incessants des acteurs comme de la caméra, exaltent la vie contre l’inertie morbide et l’ennui qui menace à chaque instant de renvoyer à la vacuité de l’existence. Chez Ophuls, the show must go on : il faut avancer, toujours, s’abandonner à la dictature de l’arabesque, quitte à faire ces détours et retours qui dévoilent l’impossibilité de figer le plaisir en bonheur.
Ainsi avancent les personnages des trois sketches qui composent le film, adaptés de nouvelles de Maupassant. Dans Le Masque, un vieillard se lance à corps perdu à la poursuite de sa jeunesse dans les bals, dansant tel un automate rouillé sous le visage factice de la séduction éternelle. L’étourdissement va jusqu’au bout de sa logique, l’évanouissement, qui le ramène au foyer où l’attend sa fidèle épouse. Dans La Maison Tellier, l’épisode le plus long, les cocottes d’une maison close abandonnent leurs habitués à une violente frustration, le temps d’un week-end, pour une première communion à la campagne. Dans une parenthèse arcadienne, le cinéaste fait preuve d’une certaine économie et témoigne d’un sens du rythme capable d’apaiser le pouls du film pour mieux le relancer. Pas dupe de la digression bucolique, il ramène ses belles aux joies de la fête dans la maison… close. Car l’enfermement gagne constamment les personnages du cinéma ophulsien (dans la voiture, le train, le cadre), qui maintient la vie comme un vain bouillonnement dans une prison dorée. Enfin dans Le Modèle, un peintre séduit une modèle avant de s’en lasser. Follement éprise, la jeune femme commet un geste fatal qui la retrouve tragiquement liée à son artiste.
Chaque épisode orchestre la rencontre du plaisir avec l’amour, la pureté et la mort. Et c’est Maupassant lui-même, commentant ces histoires qui se répondent, avec cette douce ironie qui anime les dialogues des derniers films d’Ophuls, qui nous entraîne dans la valse.»
Estelle Bayon pour critikat.com

Renseignements : Service Culture et Patrimoine - 01 79 71 40 50
Programmation saison 2014/2015: http://www.lesgemeaux.com/cine-classic/

Ciné-concert à Bondy le 3 octobre à 20h

"Gange. De 4000 mètres à 0 mètre"

L'association "des histoires qui font rêver" et le cinéma André Malraux ont le plaisir de vous présenter un film de Benoît Engrand avec la musique en direct de Amanat Ali Kawa et ses musiciens.

En partant de sa source à Gaumuk jusqu’au delta à Ganga Sagar Island, 2500 km en aval, le fleuve GANGE donne toute sa force à la vie, à la spiritualité, à la terre.
Cependant il n’échappe pas à l’impact négatif dû à l’activité humaine, étant à ce jour un des fleuves les plus pollués de la planète. Sur toute son étendue, jalonnent des hauts lieux de l’hindouisme où viennent se rassembler pèlerins, dévots, habitants et visiteur du monde entier.

A la frontière du documentaire et grâce à une technique et une approche synthétique laissant place aux faits, ce film sans ajout de parole, s'inscrit dans la pure lignée du cinéma direct. Ce mode de filmage proche de la photographie fût développé entre autre par Jean Rouch, Richard Leacock, Frédéric Wiseman et Raymond Depardon.
Ici le regard de Benoit Engrand se pose sur les rives du Gange. Explorateur de l'âme humaine et observateur solitaire, il jalonne le paysage audiovisuel de ses créations, multiples facettes d'un miroir ou chacun de nous se reflète. A côté de cette poésie visuelle, vient s’installer la généreuses musique d'Amanat Ali Kawa entre répertoire traditionnel et composition originale prolongeant le chemin le long de ce fleuve. Une expérience nouvelle offrant à notre âme un voyage intérieur et un instant de sérénité.

Pour en savoir encore plus: http://www.deshistoiresquifontrever.fr/Des_histoires_qui_font_rever/Gange.html

"SILS MARIA" en Sortie Nationale au Vésinet

Le 20 août 2014 au cinéma Jean Marais

Drame. France.Réalisé par Olivier Assayas. Avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz. 2h03

Synopsis: Tout commence dans un train. Accompagnée de Valentine, son assistante (Kristen Stewart), l'actrice Maria Enders (Juliette Binoche) se rend à Zurich pour y recevoir un prix. Ou plutôt pour y représenter le lauréat, le dramaturge allemand Willem Melchior. Vingt ans auparavant, Maria Enders avait triomphé au théâtre en interprétant Sigrid, le personnage d'une de ses pièces, une jeune fille au charme trouble qui conduit au suicide Helena, une chef d'entreprise plus âgée qu'elle.


Est-ce un hasard si Olivier Assayas a choisi le titre "Sils Maria", petite ville au cœur des Alpes Suisses rendu célèbre par la présence de Nietzsche? Critique, auteur de plusieurs livres sur le cinéma, on se doutait bien que le cinéaste aurait un jour envie de s'attaquer à l'un de ses thèmes favoris : les rapports entre les processus de création et la réalité.
Ainsi est le seizième film d’Olivier Assayas. Il avance, léger et inexorable, entre les cimes de grands thèmes cent fois abordés par la littérature ou le cinéma, et ici reconfigurés. Le phénomène nuageux, on l’appelle «le serpent de Maloja», du nom du col où il se forme. "Le Serpent de Maloja" est aussi le titre d’une pièce de théâtre, signée d’un grand écrivain et qui a révélé, il y a vingt ans, une grande actrice. Elle s’appelle Maria Enders.
La très jeune actrice Juliette Binoche est apparue dans la lumière en 1985 grâce à un film écrit par Olivier Assayas et André Téchiné, et réalisé par ce dernier, "Rendez-vous". Val est interprétée par Kirsten Stewart,qui se révèle ici une actrice exceptionnelle de finesse et de maturité, elle sert de doublure pour les répétitions à une autre jeune actrice, Jo-Ann, dont le monde de célébrité ressemble trait pour trait à l’existence publique de Kirsten Stewart, entre Twilight et tornades de ragots en ligne sur sa vie sexuelle et ses transgressions complaisamment étalées.
Ces thèmes, qui concernent aussi bien le rapport de chacun à lui-même, à sa propre image, à sa jeunesse et à son vieillissement, que les interrogations sur la fiction, la possibilité d’occuper l’existence d’un(e) autre, sur ce que signifie, pas seulement au théâtre et au cinéma mais là aussi, tenir un rôle, le film les tresse ensemble.
Source: Le Monde, Slate.

Université Populaire Averroès de Bondy 2014-2015

Le cinéma André Malraux présente le cycle : (H)éros et cinéma

« Nous voulons faire des hommes libres, des hommes de jugement sain, et donner à tous l’habitude de la réflexion et de la critique. »
Ainsi s’exprimait Gabriel Séailles lors de sa conférence à l’occasion de l’inauguration de l’Université Populaire du Faubourg Saint-Antoine le 8 octobre 1899. Depuis 2009, la Ville de Bondy partage la même ambition. Chaque année, des intervenants, chercheurs, enseignants et professionnels, viennent partager leurs réflexions et l’objet de leurs recherches avec leurs auditeurs dans un climat amical marqué par l’esprit de tolérance.

Céline Scemama est l’intervenante du cursus cinéma. Maître de conférence à l'université de Paris 1 La Sorbonne, elle enseigne l'analyse de film, l'histoire du cinéma, la sociologie des cinéma , le récit au cinéma et son esthétique. Elle a en autre travaillé sur l’œuvre de Michelangelo Antonioni et Jean-Luc Godard.

Cette année le thème abordé à travers quelques œuvres de l'histoire du cinéma, sera celui du héros dans sa dimension érotique. Le héros radieux, puissant, débordant d'énergie, rappelant le dieu de la mythologie grecque Éros. Les héros du cinéma apparaissent de manière spécifique à l'écran, l'exposition de leur corps, leurs gestes, leur regard, leur voix, une force qui peut pousser le personnage parfois jusqu'à la perversion, à la maladie. Cette approche du cinéma permettra de voir comment l'être humain se dessine et évolue à travers le prisme d’Éros.

Nous croiserons sur ce thème des réalisateurs tels que H.Hawks, A.Hitchcock, M.Antonioni, J.Ford, P.P.Pasolini…

LE MAGHREB DES FILMS A L’INSTITUT DU MONDE ARABE

Du 20 au 25 novembre 2013

Une sélection de 19 films dans le cadre d’un partenariat avec le Maghreb des films en faveur de la promotion des cinémas franco-maghrébins.
L’Algérie et de sa diaspora, seront présentés en ouverture avec le nouveau film de Merzak Allouache "Les Terrasses", ainsi que "Les Jours d’avant" de Karim Moussaoui, révélé lors du dernier Festival de Locarno. Avec élégance, il met en scène deux adolescents amoureux qui tentent d’inventer leur espace de liberté dans le contexte des dures années de guerre civile (années 90).
Autre perle de cette édition, le documentaire de l’Algérien Damien Ounouri, Fidai. La confession de Mohamed El Hadi Benadouda, qui raconte ses années de combat au sein du FLN et la violence, incontournable, qu’il a dû épouser.
Du Maroc seront présentés en avant-première le film qui a reçu le Grand Prix du Festival de Tanger, "Zéro", de Nour-Eddine Lakhmari (2013), un thriller soft avec anti héros dans la plus pure tradition du genre ; "C’est eux les chiens" de Hicham Lasri, l’histoire de Majhoul, emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain au Maroc ; "Dance of Outlaws" de Mohamed El Aboudi, un magnifique documentaire primé à Locarno cette année, le portrait d’une femme devenue mère suite à un viol à 16 ans, et qui, rejetée par sa famille, lutte pour la vie.
De Tunisie, coup de chapeau à un jeune cinéaste émergeant, Walid Tayaa, l’auteur de "Boulitik", un court métrage brillant sur trois moments, trois personnages interpellés, bousculés par la révolution tunisienne en marche, ainsi que "Journal d’un citoyen ordinaire", un film très poétique où Walid revient sur son enfance et ses parents. A noter du même réalisateur un documentaire-portrait sur Dorra Bouzid, qui retrace le parcours de cette militante et de ses combats.
En clôture, dans le cadre du 30ème anniversaire de la marche des beurs en 1983, "La Marche" de Nabil Ben Yadir, une comédie dramatique qui réunit Jamel Debbouze et Olivier Gourmet.

Programme complet sur :
http://www.imarabe.org/page-sous-section/programme-des-rencontres-du-maghreb-des-films

conception & réalisation : SHRUTI CLIC