Anna Roussillon et Farraj Jallal présentent "Je suis le peuple"

Avant-première à l'Institut du Monde Arabe le 12 janvier 2016

France, 2014, documentaire, 111’

Image et son : Anna Roussillon
Montage : Saskia Berthod, Chantal Piquet
Son additionnel : Térence Meunier
Montage Son et Mixage : Jean-Charles Bastion
Étalonnage : Alexandre Sadowsky

Production Hautlesmains Productions / Karim Aitouna, Thomas Micoulet, Narratio Films / Malik Menaï

Synopsis :
« La révolution ? T’as qu’à la regarder à la télé ! », lance Farraj à Anna quand les premières manifestations éclatent en Égypte en janvier 2011. Alors qu’un grand chant révolutionnaire s’élève de la place Tahrir, à 700 km de là, au village de la Jezira, rien ne semble bouger. C’est par la lucarne de sa télévision que Farraj va suivre les bouleversements qui secouent son pays. Pendant trois ans, un dialogue complice se dessine entre la réalisatrice et ce paysan égyptien : lui, pioche sur l’épaule, elle, caméra à la main. Leurs échanges témoignent du ballottement des consciences et des espoirs de changement. Un voyage politique au long cours, profond mais aussi plein de promesses pour le peuple égyptien.

Biographie :
Née à Beyrouth en 1980, Anna Roussillon grandit au Caire et s’installe ensuite à Paris. Elle étude la philosophie, la linguistique, les langues, littérature et civilisation arabes, puis la réalisation documentaire à Lussas.
Agrégée d’arabe, elle enseigne à Lyon, traduit des textes littéraires, participe à des émissions de radio, tout en travaillant sur divers projets cinématographiques liés à l’Égypte. Je suis le peuple est son premier long métrage documentaire.
IMA

Comme le dit si bien Farraj Jallal, paysan de la vallée de Louxor et personnage central du documentaire: "Le printemps arabe n'a pas encore donné ses fruits". Une belle métaphore qui renvoi au titre du film: « J’ignore l’impossible, je ne préfère rien à l’éternité, mon pays est ouvert comme le ciel, il embrasse l’ami et efface l’intrus. »
Je suis le peuple, chanson d’Oum Kalthoum.
DG

26ème festival du court-métrage d’humour de Meudon

du 7 au 11 octobre 2015

Véronique MATHIEU nous explique le mode d'emploi du festival du court-métrage d'humour de Meudon:
-"Depuis plus de 25 ans, notre manifestation a pour vocation de découvrir les réalisateurs de demain, de valoriser le patrimoine et enfin de sensibiliser le jeune public et les scolaires au cinéma, à travers cet espace de liberté qu’est le court métrage. Le festival est aussi un terrain de rencontres entre professionnels, facilitant ainsi les échanges et l’émergence de nouveaux projets.
Enfin, nous avons réussi à nous démarquer et trouver notre place parmi des centaines de manifestations dédiées au format court, grâce au genre que nous défendons : la comédie, convaincus que faire rire est un exercice subtil et exigeant."
Le comité de sélection de Meudon 7ème art visionne chaque année près de 300 courts métrages qui s’inscrivent afin de participer à la sélection officielle du Festival. 13 films ont été retenus cette année et seront ainsi soumis à un jury de professionnels, un jury de collégiens et le public qui décerneront cinq prix à l’issue du festival.

Véronique Mathieu, coordinatrice du Festival

Pour connaitre les films sélectionnés:
http://www.festivalmeudon.org/le-festival/competition-officielle-2015/

SUR LES RIVES DU MONDE

Ciné-concert de Amanat Ali Kawa au théâtre André Malraux Gagny le mardi 5 avril 2016 à 20h45

GANGE
De 4000 mètres à 0 mètre

Amanat Ali KAWA en ciné-concert sur un film de Benoît ENGRAND.

A la frontière du documentaire, grâce à une grande liberté technique et une approche synthétique laissant place aux faits, ce film sans ajout de paroles, s’inscrit dans la pure lignée du cinéma direct. Ce mode de filmage proche de la photographie fût développé par Jean ROUCH, Richard LEACOCK, Frédéric WISEMAN, Raymond DEPARDON.
Ici, le regard de Benoit ENGRAND se pose sur les rives du monde. Créant de multiples passerelles, offrant à notre esprit un voyage intérieur, offrant à notre âme une certaine sérénité.
Au côté de cette poésie visuelle vient s’installer la généreuse musique d’Amanat ALI KAWA, prolongeant le chemin le long de ce fleuve où l’humanité y vit son destin. Descendant d’une longue lignée de musiciens, au désespoir de son père, Amanat Ali KAWA nous apporte une expérience nouvelle faite du subtil équilibre entre un répertoire traditionnel et ses compositions originales, accompagné par ses frères et ses cousins, en formation de trois musiciens.
Explorateur de l’âme humaine, observateur solitaire, Benoit ENGRAND jalonne le paysage audiovisuel de ses créations, multiples facettes d’un miroir où chacun de nous s’y reflète.

HOMELAND Iraq année zéro de Abbas Fahdel

Avant-première à l'Institut du Monde Arabe le 15 janvier 2016

Vendredi 15 janvier 2016 à 17h
Auditorium (niveau -2)
Durée 334'
Irak/France, 2015
Production : Abbas Fahdel

Synopsis :
Homeland : Irak année zéro est une fresque puissante qui nous plonge dans le quotidien de la famille du réalisateur, Abbas Fahdel.
Ce documentaire fleuve, en deux parties,  suit la famille pendant deux années décisives : peu avant la chute de Saddam Hussein, puis au lendemain de l’invasion américaine de 2003.
On y partage les joies et les craintes de cette famille irakienne, dont les aspirations sont semblables à celles de tant d’autres familles : travailler, éduquer leurs enfants, rire, aimer, s’impliquer dans leur société…
Abbas Fahdel nous montre qu’au cœur de la guerre il existe des hommes, des femmes et des enfants exceptionnels, des héros du quotidien, « des gens qui sont nos frères humains et que l’on quitte le cœur brisé quand le film prend brutalement fin. »

Biographie :
Abbas Fahdel est un réalisateur, scénariste et critique de cinéma franco-irakien, né à Hilla, Babylone, en Irak.
Installé en France depuis l'âge de 18 ans, il y étudie le cinéma au sein de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Il regagne l’Irak en 2002 pour y tourner son premier documentaire long métrage, Retour à Babylone. En février 2003, devant l’imminence d'une nouvelle guerre, il voyage de nouveau en Irak et entreprend de filmer les siens avec l’espoir de les préserver des dangers qui les menace. Après un bref retour en France lors de l’invasion américaine, il revient dans son pays natal deux mois plus tard et le découvre secoué par la violence, semblant n’avoir échappé au cauchemar de la dictature que pour tomber dans le chaos. C’est pourtant un pays où tout demeure possible, le meilleur comme le pire. Ce moment historique constitue la matière de son second documentaire : Nous les Irakiens (2004).
Après son premier long métrage de fiction L'Aube du monde (2008), il revient au cinéma documentaire avec le monumental Homeland : Irak année zéro.
Source IMA
Pas de scènes de guerre, ni de violence sur les cinq heures trente quatre de films, mais une immersion dans la vie des Bagdadis. Cette vie au quotidien, si simple, si belle, si fragile,...Acte engagé du réalisateur Abbas Fahdel pressentant l'anéantissement de son pays
D.G

conception & réalisation : SHRUTI CLIC