CINE CONCERT A LIVRY GARGAN

Vendredi 18 avril 2014

L'association "Des histoires qui font rêver" nous présente sa dernière création, un hommage à Charlot.

Pour en connaitre un peu plus: http://www.deshistoiresquifontrever.fr/Des_histoires_qui_font_rever/The_Tramp.html

LE MAGHREB DES FILMS A L’INSTITUT DU MONDE ARABE

Du 20 au 25 novembre 2013

Une sélection de 19 films dans le cadre d’un partenariat avec le Maghreb des films en faveur de la promotion des cinémas franco-maghrébins.
L’Algérie et de sa diaspora, seront présentés en ouverture avec le nouveau film de Merzak Allouache "Les Terrasses", ainsi que "Les Jours d’avant" de Karim Moussaoui, révélé lors du dernier Festival de Locarno. Avec élégance, il met en scène deux adolescents amoureux qui tentent d’inventer leur espace de liberté dans le contexte des dures années de guerre civile (années 90).
Autre perle de cette édition, le documentaire de l’Algérien Damien Ounouri, Fidai. La confession de Mohamed El Hadi Benadouda, qui raconte ses années de combat au sein du FLN et la violence, incontournable, qu’il a dû épouser.
Du Maroc seront présentés en avant-première le film qui a reçu le Grand Prix du Festival de Tanger, "Zéro", de Nour-Eddine Lakhmari (2013), un thriller soft avec anti héros dans la plus pure tradition du genre ; "C’est eux les chiens" de Hicham Lasri, l’histoire de Majhoul, emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain au Maroc ; "Dance of Outlaws" de Mohamed El Aboudi, un magnifique documentaire primé à Locarno cette année, le portrait d’une femme devenue mère suite à un viol à 16 ans, et qui, rejetée par sa famille, lutte pour la vie.
De Tunisie, coup de chapeau à un jeune cinéaste émergeant, Walid Tayaa, l’auteur de "Boulitik", un court métrage brillant sur trois moments, trois personnages interpellés, bousculés par la révolution tunisienne en marche, ainsi que "Journal d’un citoyen ordinaire", un film très poétique où Walid revient sur son enfance et ses parents. A noter du même réalisateur un documentaire-portrait sur Dorra Bouzid, qui retrace le parcours de cette militante et de ses combats.
En clôture, dans le cadre du 30ème anniversaire de la marche des beurs en 1983, "La Marche" de Nabil Ben Yadir, une comédie dramatique qui réunit Jamel Debbouze et Olivier Gourmet.

Programme complet sur :
http://www.imarabe.org/page-sous-section/programme-des-rencontres-du-maghreb-des-films

Semaine Bleue à Limeil-Brévannes

Vendredi 25 Octobre à 14h00 à l’Atelier Barbara

La Semaine Nationale des Retraités et Personnes Âgées, appelée Semaine Bleue, est un moment privilégié de la vie associative. Cet évènement vise à informer et sensibiliser l’opinion publique sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et projets des associations.
Partout en France, des manifestations locales sont organisées pour illustrer le thème retenu. Chaque année, un concours prime les meilleurs programmes.
Lancée en 1951, la « Journée des Vieillards », comme on l’avait d’abord baptisée, a été créée par arrêté du ministère de la santé publique et de la population. Un comité national d’entente, composé de grandes associations, d’institutions de bienfaisance et de groupements représentant les personnes âgées, avait reçu pour mission d’organiser une quête nationale, relayée par des comités départementaux. Quant à l’Uniopss, elle était chargée d’en assurer la coordination. L’objectif était de récolter des fonds pour secourir les anciens les plus «nécessiteux», 6 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
En parallèle à cette quête, diverses initiatives axées sur la convivialité se développèrent peu à peu : goûters, repas dansants, sorties, envois de fleurs et de cartes postales ou encore visites au domicile des plus dépendants et dans les établissements. De même, une part croissante de l’argent fut consacrée au financement d’activités de service, aides ménagères et autres. Par la suite, l’amélioration sensible des retraites permis d’affecter les fruits de la quête à des actions collectives, associatives pour la plupart, et de moins en moins à des secours individuels. En 1988, la collecte sur la voie publique prit fin et fut remplacée par une subvention des Affaires sociales.
A cette occasion, l’Atelier Barbara organise une séance exceptionnelle du magnifique film de Michael Haneke qui a obtenu en 2012 la Palme d’Or à Cannes ainsi que 5 Césars.
AMOUR
Drame. 2012. France. Allemagne. Autriche. 2h07. Réalisé par Michael Haneke. Avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert.
Synopsis: Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale. Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d’un côté. L’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve.
"Les films qui vous ravagent avec une telle force sont rares. Il faudrait les voir sans rien en connaître au préalable. En sachant tout au plus ce qu'en savent leurs premiers spectateurs, en festival, quand rien n'a encore filtré. En l'occurrence qu'Amour est un film de Michael Haneke, qu'il se confronte à la fin de la vie. C'est déjà beaucoup. Trop sans doute. L'association de ce sujet, de ce titre, et de ce cinéaste autrichien qui a toujours traqué la propension de l'homme à nier l'existence de ses semblables, à asphyxier en lui-même toute forme d'émotion, a de quoi nourrir d'atroces fantasmes - et détourner les spectateurs des salles.
Aussi sans doute est-il préférable de lever un petit peu le voile, ne serait-ce que pour mettre les choses au clair : Amour est un film immense, un de ces films qui touchent à ce que l'humanité a de plus intime et de plus tragique ; qui vont chercher les larmes au tréfonds de votre être, vous laissent pantelant pendant un bon moment après en être sorti. Si son sujet - la mort en action, qui peut aussi être compris comme une définition du cinéma - pousse le cinéaste plus loin qu'il n'est jamais allé dans l'exploration de la souffrance, il s'aventure aussi sans frein sur le terrain de la douceur, pour célébrer la toute-puissance du sentiment.
Au début du film, on découvre le couple de professeurs de piano à la retraite formé par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, qui rayonne au milieu des spectateurs d'une salle de concert. Ils sont complices, amoureux encore, cela se voit. Très vivants. (La manière dont Haneke les filme, allant chercher une vérité au fond de leur regard, dans le moindre repli de leur peau, incite à les désigner par leurs noms d'acteurs plutôt que par celui des personnages).
Trintignant et Riva rentrent chez eux en bus. Ils constatent que la serrure de leur appartement a été forcée. De cet appartement, ils ne sortiront plus. Le lendemain, Riva fait un malaise. C'est le premier signe d'une maladie qui va méthodiquement la détruire mais à laquelle le lien amoureux va résister, se réinventer, avec des mots et des gestes nouveaux. Des mots et des gestes adorables qui naissent spontanément, comme une parade à chaque nouvel assaut du mal.
A l'intérieur de cet appartement dont la teinte devient de plus en plus vert-de-gris, les plans se répètent. Même valeur, cadrés depuis le même endroit. L'état des personnages, lui, évolue, scandant les étapes qui les séparent de l'inéluctable issue.
S'il parvient à faire un film si grand dans un espace si réduit, avec seulement ses deux acteurs et les quelques autres qui y font rentrer le monde extérieur (et sa violence froide, obsession d'Haneke qui revient par la bande), c'est qu'il maîtrise son art avec une précision redoutable. Amour peut se raconter comme une succession d'ellipses fulgurantes, d'agencements virtuoses de vides, de pleins, de hors-champ, de gros plans qui vous étreignent avec une force qu'on n'avait plus ressentie depuis Bergman. Dont on pensait qu'elle n'était plus possible dans le cinéma contemporain.
Haneke contrôle pratiquement toutes les émotions qu'il fait naître. C'est le reproche qu'on lui fait souvent. C'est aussi sa grandeur. Et c'est volontairement que, dans ce film, une vibration lui échappe : celle de ses acteurs. Le tremblé de leur peau fragile, les états de leurs regards, tantôt froids comme la mort, tantôt tendres à vous faire fondre, qui semblent refléter les états de leur âme. Et qui arrachent le film à son programme.
L'humour le fait aussi - un humour charmant, inédit chez Haneke, distillé par petites touches tant que l'action le supporte. Et l'art. Les Impromptus de Schubert, les Bagatelles pour piano de Beethoven, qui emplissent l'espace du salon, ouvrant d'un coup une brèche dans le caveau. La peinture s'invite, dans un montage splendide qui suspend le temps, laisse galoper l'imagination vers des rives lumineuses. Ce film porté par une foi dans l'homme et dans le libre arbitre accueille aussi une forme de mystère. C'est là toute sa beauté."
Isabelle Regnier - Le Monde

24e FESTIVAL DU COURT MÉTRAGE D’HUMOUR DE MEUDON

LE PALMARES

Le jury 2013, présidé par Édouard MONTOUTE, comédien de talent rendu célèbre par «La haine» et «Taxi»,  était composé des personnalités suivantes:
Laurence ARNÉ, comédienne
Alysson PARADIS, comédienne
Timothée AUGENDRE et Geoffroy DEGOUY, réalisateurs, lauréats du Grand Prix du jury 2012
Pascal DEMOLON, comédien
Frédéric GORNY, comédien
Wilfried MÉANCE, réalisateur

Il a dévoilé sa préférence et décerné cette année 4 prix:

LE GRAND PRIX DU JURY à «DIAGNOSTIC» de Fabrice BRACQ
LE PRIX SPÉCIAL DU JURY de la meilleure production à STUDIO KREMLIN pour «MONSIEUR LEROI» de Charles HENRY et Simon MASNAY
LE PRIX D’INTERPRÉTATION à Alexandre et Simon ASTIER dans le film «ZYGOMATIQUES» de Stephen CAFIERO
UNE MENTION SPÉCIALE DU JURY à «CAVALERIE» de Xavier LEBLANC et Emmanuel POULAIN-ARNAUD

Le public et les jeunes ont également répondu présent et ont récompensé :

«ZYGOMATIQUES» de Stephen CAFIERO (PRIX DU PUBLIC)
«CLEAN» de Benjamin BOUHANA (PRIX DE LA JEUNESSE)

Les mardis cinéphiles à Sucy-en-Brie mardi 15 octobre à 20h30

"Chantons sous la pluie"

Dans le cadre des mardis cinéphiles, l’espace Jean-Marie Poirier vous présente «Chantons sous la pluie» titre original «singin' in the rain» de Stanley Donen et Gene Kelly avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O'Connor, Jean Hagen- Etats-Unis-1952-1h42

1927: Don Lockwood et Lina Lamont forment un couple de stars du cinéma adulé du public. Leur dernier film vient d'emporter un énorme succès et, pour échapper à la foule des admiratrices déchaînées, Don saute dans la voiture d'une inconnue. Elle s'appelle Kathy et fait partie d'une troupe de danseuses que Simpson, le producteur de Don, a engagée pour la soirée donnée en l'honneur de ses vedettes. Don tombe fou amoureux de Kathy et en fera une vedette de cinéma en même temps que sa femme.
Que d'eau…que d'eau… mais quel bonheur!On n'oubliera pas de sitôt Gene Kelly tellement submergé par l’allégresse qu'il ne sent pas le déluge de pluie qui s'abat sur lui. Transporté de joie (oui, Kathy l'aime!), il se laisse au contraire inonder par les gouttières, saute comme un gamin dans les flaques, grimpe aux lampadaires. Seul un policeman en pèlerine fera retomber son enthousiasme…mais pas le nôtre!Si cette séquence d'anthologie reste dans toutes les mémoires ce n'est pas pour sa durée (elle n'occupe que quelques-unes des soixante minutes chantées et dansées du film) mais parce qu'elle est l'expression la plus parfaite de l'euphorie consécutive au bonheur qu'on ait jamais trouvé au cinéma. Tout le film d'ailleurs est marqué du sceau de la joie de vivre. Aucun art mieux que la danse ne peut évoquer et communiquer cet état d'esprit bien agréable. Le bonheur transparaît dans tous les numéros musicaux dont les meilleurs, en dehors de «Singin' in the rain»  déjà cité, sont : «Broadway Ballot», superbe création ou Kelly a pour partenaire Cyd Charisse, «Make'em laugh» ou Donald O'Connor fait des prodiges d'acrobatie, «good Mornin'» ou le trio Kelly-Reynolds-O'Connor éclate de vivacité et de bonne santé . Ce qui fait le prix tout particulier de Chantons sous la pluie c'est qu'en plus de nous offrir parmi les plus belles séquences chantées et dansées jamais tournées, les auteurs ont su les intégrer à une action cohérente et intéressante. L'intrigue a en effet pour cadre les studios d'Hollywood à l'aube du parlant et nous présente de manière convaincante les problèmes que techniciens , réalisateurs et acteurs rencontraient à cette époque: voix de stars muet qui ne passaient pas , micros énormes qu'on ne savait ou dissimuler , bruit parasites enregistrés au grand dam de l'ingénieur du son. Incomparable cocktail de rythme, d'harmonie, d'humour, ce film est un véritable enchantement. Si, à la sortie du cinéma, le temps est pluvieux, devinez ce qu'il vous reste à faire.

25ème FESTIVAL DU COURT METRAGE DE VELIZY-VILLACOUBLAY

Entretien avec Laurent Firode le lauréat du Prix du Public

De gauche à droite : Didier Albessart, Laurent Firode et les deux comédiens du film Jean-Michel Marnet et Patrick Dross

Palmarès 2013 :
Prix du Jury à « Bad Toys II » de Nicolas Douste et Daniel Brunet
Prix du Public à «La mort du Père Noël » de Laurent Firode
http://www.laurentfirode.com/Films/La_mort_du_pere_Noel_-_Laurent_Firode.html


Bravo à Didier Albessart, président du Ciné-Club de Vélizy-Villacoublay, et à toute son équipe! Une fois encore ils ont su combler les attentes du public avec une programmation diversifiée, empreinte de poésie, d’action et d’humour. Pour cette 25ème et triomphale édition (la salle était pleine à craquer), le public a voté pour « La mort du Père Noël », désopilante comédie réalisée par un vieux routier du court.

« La mort du Père Noël » reste dans la lignée des films à tiroirs de Laurent Firode. « La Nuit est belle » mettait déjà en scène un suicide manqué qui provoquait une série de quiproquos, « Les Astres » racontait l'histoire d'une nuit en flash-back, les destinées de six couples reliées entre elles par des objets ou des faits insignifiants comme une pièce de monnaie, une botte, un cri dans la nuit. Ici, à la suite de quelques malencontreux hasards, chacun est persuadé d’avoir tué un Père Noël. Son premier long reste d’ailleurs dans le même univers. En effet, Laurent Firode réalise des longs métrages depuis 1999. On se souvient du « Battement d’ailes du papillon » avec Faudel et Audrey Tautou, de « Quartier VIP » avec Johnny Hallyday ou encore de « Par amour » avec Valérie Mairesse. Mais pourquoi diable revenir au format court ? Je lui ai posé la question au bar du Ciné-Club de Vélizy-Villacoublay, juste après la proclamation du palmarès. Son prix du public est posé sur la table. Il est minuit. Il a commandé un café. 

Laurent Firode : Je vous l’accorde, ma démarche est atypique. On pourrait même l’interpréter comme un retour en arrière. Mais le court métrage est pour moi comme une fenêtre qu’on ouvre pour respirer. Un espace de totale liberté. Une bulle où on peut s’amuser entre amis. J’aime aussi la neutralité du public qui vient voir ces films. Il n’y a pas de stars, personne n’a lu ou entendu la moindre critique. Les gens s’assoient dans la salle et découvrent un moment de cinéma, en toute innocence, presque comme des enfants. 
Franck Prunier : Quel est le coût de cette bouffée d’oxygène ?
LF : N’importe qui aujourd’hui peut s’essayer au film court. Rendez-vous compte, j’ai tourné « La mort du père Noël » pour trois cents euros ! Il y a trente-cinq ans, quand j’ai commencé à tourner des films d’animation en pâte à modeler, trois minutes de pellicule Super 8 coûtaient quelque chose comme trente ou quarante euros !
FP : Ces films image par image, tu les réalisais seul ?
LF : Au début oui. Tout seul, à la maison. Et puis j’ai remporté un prix. Ca m’a donné envie de m’investir avec des pros. J’ai commencé par travailler avec des étudiants en cinéma à l’école Louis Lumière. Très mauvaise expérience. Ils ont littéralement massacré mon projet. Alors j’ai fait des stages. Et puis j’ai fondé l’Atelier du film.
FP : Une maison de production ?
LF : Pas exactement. Il s’agissait plutôt de fournir les moyens techniques et humains à des réalisateurs de courts métrages débutants.
FP : Cette fois tu peux te lancer dans la réalisation ?
LF : Oui, et mes courts métrages se vendent bien.
FP : A la télévision ?
LF : Pas seulement. J’ai aussi remporté plusieurs prix au CNC.
FP : Comment es tu passé au long métrage ?
LF : Nous sommes en 1998. Des producteurs viennent me voir. Ils faisaient partie du jury du CNC et avaient repéré mes films courts. Mon premier long naîtra de cette rencontre, c’est « Le battement d’ailes du papillon », sorti en 2000. Depuis j’ai réalisé une dizaine films, pour le cinéma et la télévision, le dernier étant « Midi et soir » avec Roland Magdane et Daniel Russo.
FP : Le court métrage reste donc un bon moyen de se faire connaître et d’accéder à la cour des grands ?
LF : J’en suis la preuve vivante.
FP : Des projets pour 2013 ?
LF : Une série pour France 3, et puis un long métrage qui devrait s’intituler « Les vrais gens ».
FP : Et côté court ?
LF : Je vis à Barbès, quartier animé et néanmoins très peu filmé. Je vais y tourner une histoire. Ca s’appellera « Barbès comedy ».
FP : A t’écouter, on a le sentiment que tu te ressources dans le court métrage, que tu y puises l’énergie qui te sera nécessaire pour supporter la pression sur les longs.
LF : On peut le dire comme ça. Ce qu’il y a de certain, c’est que j’ai écrit et réalisé plus de trente courts métrage. Et que je n’ai pas l’intention de m’arrêter.

Propos recueillis par Franck Prunier

conception & réalisation : SHRUTI CLIC