35 mm de Plaisir

Les résistants de la pellicule

« Once upon a time… in Hollywood » le dernier film de Quentin Tarantino présenté à Cannes va sortir en salles le 14 août. Une bonne occasion pour aller voir un film projeté en argentique dans certains cinéma et pour relire l’article de Jérémie Couston publié dans Télérama l’année dernière:

Pellicule vs numérique : le cinéma, c’était mieux avant ?

Pourquoi continuer à s’enticher du 35 mm ? A l’heure de Netflix et du « tout numérique » sur les plateaux de tournage et dans les salles de cinéma, les nostalgiques de la pellicule de papa peuvent légitimement passer pour de doux dingues. A Hollywood, les irréductibles du « 35 » se comptent sur les doigts d’une main — mais quelle main ! Un trio de cinéastes nommés Christopher Nolan, Wes Anderson et, bien sûr, Quentin Tarantino, le plus bruyant d’entre eux, qui a poussé le fétichisme jusqu’à racheter en 2007 un cinéma à Los Angeles, The New Beverly, pour y projeter exclusivement des films en celluloïd. Existe-t-il des raisons objectives, artistiques ou économiques, de refuser le passage au numérique ?
« Bien sûr ! » répond Serge Bromberg, l’enthousiaste patron de Lobster Films, cinéaste, éditeur de DVD et grand sauveur de vieilles péloches devant l’éternel. « La pellicule reste le moyen le plus fiable pour conserver les films. Stockée dans de bonnes conditions, et même dans de relativement mauvaises, une bobine 35 ou 16 mm a une durée de vie de mille ans. Trouvez-moi aujourd’hui un fichier numérique de plus de vingt ans qui fonctionne parfaitement ! » Que celui qui n’a jamais eu de souci pour passer une clé USB d’un Mac à un PC lui jette le premier pavé d’octets.

- Des fortunes dépensées dans des data centers
Près de 99 % des films sont désormais tournés, montés, projetés et stockés en numérique, ce qui pose de réels problèmes aux cinémathèques. Les bobines ne sont plus déposées systématiquement dans ces lieux de mémoire, mais conservées par les studios qui les produisent. Par peur du piratage ou de projections clandestines, Gaumont, Warner et consorts se contentent de déposer dans les cinémathèques des fichiers cryptés sans la clé qui permet de les lire. Ils préfèrent investir des fortunes dans des data centers qui rafraîchissent périodiquement les données contenues dans les disques durs sur lesquels sont stockés les films. « Une solution bien plus coûteuse que la pellicule, et surtout effroyablement antiécologique quand on sait qu’un data center consomme en électricité l’équivalent d’une petite ville », s’alarme Laurent Mannoni, directeur du patrimoine de la Cinémathèque française.

- “Il a été prouvé que le cerveau réagit différemment à la pellicule”
A la question de la conservation, s’ajoute évidemment celle de la projection. Tous les amoureux du 35 vous diront que les images argentiques « dansent » sur l’écran à cause du projecteur qui tracte la pellicule, de l’obturateur qui cache par intermittence ces images, et des milliers de grains de celluloïd qui les composent. Une projection numérique est au contraire fixe, stable, « morte », diront certains. « Il a été prouvé que le cerveau réagit différemment à la pellicule », renchérit Laurent Mannoni, également très inquiet des nouvelles en provenance de Corée du Sud, où Samsung a mis au point un écran de cinéma en LED, genre d’immense télévision qui diffuse le film directement, sans projecteur. « Les exploitants y voient une source de revenu supplémentaire, car les cabines de projection sont amenées à disparaître. La luminosité de ces écrans est telle que l’obscurité n’est plus obligatoire dans la salle. Qui dit lumière tamisée dit possibilité de servir des repas devant le film, comme on le fait déjà aux Etats-Unis. Mais c’est surtout la fin des choses que l’on ne peut faire que dans le noir.»

« Carmen » au TMG de Gagny

Mardi 16 Juillet 2019 à 20h00

Ballet en 4 actes de Georges Bizet
Enregistré à l’Opéra Bastille
Durée : 3h00 (avec 1 entracte)
Livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halevy
D’après la nouvelle de Prosper Mérimée
Mise en scène de Calixto Bieit.
Direction musicale de Sir Mark Elder
Par l’Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris, la Maîtrise des Hauts-de-Seine et Chœurs d’enfants de l’Opéra national de Paris
Avec Elina Garanca et Roberto Alagna

« Jamais Carmen ne cèdera, libre elle est née, libre elle mourra », lance l’héroïne de Bizet à Don José à la fin de l’opéra. Cette irrépressible liberté, couplée à la nécessité de vivre toujours plus intensément sur le fil du rasoir, la mise en scène de Calixto Bieito en rend compte comme nulle autre. Du personnage de Mérimée, Carmen conserve chez Bieito les contours profondément ibériques et le tempérament de celle qui vit de petits trafics. Mais l’oiseau rebelle est foncièrement de notre époque. Vamp aguicheuse et insoumise, témoin de la brutalité masculine et sociétale, elle roule à grande vitesse, pressée d’exister.

Pour en savoir plus :
https://www.gagny.fr/evenement/carmen-2/
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/carmen

Festival de Cannes

Comment se déroulent les projections ?

Chaque année des milliers de courts et longs métrages sont projetés durant les douze jours du Festival de Cannes. Angelo Cosimano, le président de la Commission Supérieur Technique de l’image et du son, explique les coulisses des projections.

La CST aux commandes des projections
Ce sont les membres de la Commission Supérieure Technique de l’image et du son - la CST -  dont le président est Angelo Cosimano. Cette association française créée en 1944 est associée au Festival de Cannes depuis 1984. Elle est en charge des projections de la sélection officielle, du marché international du film qui fête cette année ses 60 ans, ainsi que de toutes les autres sections parallèles, exceptée la Quinzaine des réalisateurs qui garde sa complète autonomie. Leur travail est de s’assurer de la qualité du matériel reçu, des tests de projections en amont et de respecter les normes de qualité durant la projection du film.

2000 projections en 12 jours
Durant les 12 jours du Festival de Cannes, la CST va superviser à peu près 2000 projections réparties dans 60 salles pour environ 1400 films différents. Ce nombre élevé s’explique par les projections effectuées dans le cadre du marché international du film. Les membres de la CST installent, 8 jours avant le début de l’évènement, plus d’une dizaine de salles éphémères pour ce seul marché.

La qualité avant tout
Angelo Cosimano le président de la CST explique : « En France, il y a des normes de qualité très précises. L’idée bien sûr n’est pas seulement de les respecter mais d’essayer de les dépasser pour offrir le meilleur confort possible. Cela demande du savoir-faire de la part des techniciens. Pour que tout soit parfait, nous faisons des répétitions en amont. La nuit qui précède le jour de la projection officielle d’un film dans le Grand Théâtre Lumière, les équipes du long métrage en question assistent avec nous à une projection de 40 minutes du film et déterminent le volume sonore qu’ils souhaitent et s’assurent de sa qualité technique. Les cinéastes français sont toujours présents à ces tests. Les américains, eux, envoient souvent une délégation dédiée. Mais un cinéaste comme Quentin Tarantino par exemple, est toujours là, bien sûr ! Pour des réalisateurs qui arrivent au dernier moment sur la Croisette nous pouvons faire ces répétitions à cinq heures du matin ! »

Un à deux projectionnistes par séance
Pour les projections officielles dans le Grand Théâtre Lumière et la salle Claude Debussy, la CST mobilise un ou deux projectionnistes. Dans le Palais des festivals, six projections peuvent se dérouler en même temps et jusqu’à seize supplémentaires, si l’on ajoute celles du marché international du film qui ne nécessitent pas obligatoirement la présence d’un projectionniste dédié à chaque film.
 
Le cas particulier du cinéma de la Plage
S’il faut être accrédité pour assister aux projections officielles, les organisateurs du Festival de Cannes proposent des projections gratuites et ouvertes à tous sur une plage près du Palais des Festival. Il s’agit en général de grands classiques du septième art. Ce sont les membres de la CST qui gèrent aussi ces projections. Ils ont monté au préalable un écran gigantesque de 12 m environ, des enceintes adaptées et même une cabine de projection.  « C’est le côté joyeux du cinéma, explique Angelo Cosimano. On essaie de donner le meilleur résultat possible mais on reste loin des normes de qualité. Parfois il fait encore jour quand débute la projection. Il y a forcément une grande déperdition de son et de lumière. Et si la pluie s’ajoute à la fête, ça peut devenir très difficile ! »

Pellicule ou numérique ?
Les copies « à l’ancienne » n’existent quasiment plus, les films sont contenus dans des fichiers numériques (DCP) qui permettent une projection sécurisée. Cette année, un seul film sera projeté en pellicule, c’est "Once upon a time in… Hollywood" de Quentin Tarantino. « La projection en pellicule a quelque chose d’organique, conclut le président de la CST. Les techniciens sont ravis, ça rend les choses très vivantes ! »

CINE-CLUB AU CENTRE D'ART ET DE CULTURE DE MEUDON

Jeudi 9 Mai 2019 à 20h30

BORSALINO
De Jacques Deray
Avec Michel Bouquet, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Nicole Calfan, Arnoldo Foà, Catherine Rouvel, Mireille Darc, Julien Guiomar, Mario David, Daniel Ivernel, Henri Attal, Philippe Castelli, Claude Cerval, Corinne Marchand, Françoise Christophe, Fransined
Policier / Polar / Film noir, Film de gangsters
Français, Italien
1970
2h06mn

SYNOPSIS
Marseille, 1930. Roch Siffredi, un jeune voyou récemment libéré de prison, décide de retrouver sa compagne, Lola. Mais pendant qu'il purgeait sa peine, celle-ci s'est entichée d'un certain François Capella, truand lui aussi. Après une rencontre orageuse, les deux hommes deviennent amis; étant recrutés pour mener des actions douteuses pour le compte de notables peu scrupuleux, ils se rendent compte qu'ils peuvent en faire plus et décident de conquérir la ville ensemble.

Le film de Jacques Deray a connu moult péripéties : menaces de mafieux, suivis d’une bataille judiciaire (et d’egos) entre ses deux stars, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.

Deux monstres sacrés peuvent-ils tenir côte à côte sur 35 mm sans que l’un cherche à pousser l’autre hors champ ? La vérité historique est-elle soluble dans un divertissement grand public ? A-t-on statistiquement plus de risques de finir au tribunal quand on fait un film de gangsters ?
Autant de questions soulevées par Borsalino, de Jacques Deray, vu en son temps par quatre millions de spectateurs. Si le film est resté dans les mémoires pour ce qu'il est, un gros succès populaire emmené par un tandem de légendes – Delon-Belmondo en malfrats marseillais à l'ancienne – son histoire n'a rien d'un long fleuve tranquille.
Tout commence pourtant au bord de l'eau. Celle, bleu et trouble, de La Piscine, du même Jacques Deray. Nous sommes en août 68, à Ramatuelle, sur le tournage du film. Entre deux ploufs, Alain Delon lit Bandits à Marseille, un livre d'Eugène Saccomano sur le gangstérisme de la cité phocéenne dans les années 30.
Particulièrement fasciné par un chapitre consacré aux truands Spirito et Carbone, l'acteur se voit bien dans les guêtres du premier et veut rien moins que l'autre plus grande star de l'époque, Jean-Paul Belmondo, dans celles du second. Ce que Delon désire, Delon obtient: il produira le film, Jean Cau, Claude Sautet et Jean-Claude Carrière écriront le scénario et Deray le réalisera. Le titre du film ? Carbone et Spirito.
Mais il y a un os. Et un os de taille. Le « milieu » n'est pas disposé à coopérer. Deray reçoit des menaces de mort, la production est sous pression. Le frère de Paul Carbone n'hésite pas à intimider par voie de presse: « Croyez-moi, ce film ne se fera pas, assure-t-il à France Soir au printemps 69. Nous saurons l'empêcher. [...] Si on le tourne, je sais bien ce qu'on va dire: que mon frère et Spirito étaient des gangsters et qu'ils ont fait pis que pendre. Cela, je ne le veux pas parce que c'est faux.» Heureusement, Delon existe. L'acteur qui murmurait à l'oreille de la pègre va montrer patte blanche chez les Carbone, en Corse.
A son retour, le film est rebaptisé Borsalino et les noms des personnages sont modifiés – Paul Carbone alias Belmondo devient François Capella et François Spirito, Roch Siffredi, comme le régisseur du film (lequel était loin de se douter que son patronyme serait un jour le plus gros atout de l'industrie du X). Enfin, le scénario est… épuré: exit la période de l'Occupation pendant laquelle Carbone et Spirito ont collaboré. A la satisfaction du clan des vrais malfrats, les truands de cinéma seront donc de virils et inoffensifs mafieux old school avec code d'honneur en bandoulière et feutres classieux sur la tête.
Les contentieux autour de Borsalino ne s’arrêtent pas là. Pour une broutille – le nom de Delon crédité sur l’affiche avant celui de Bébel, contrairement à ce que stipulait le contrat – le duo artistique a viré au duel d’égos. La brouille finit au tribunal, qui donnera raison à Belmondo en 1972. Entre-temps, celui-ci a boudé la promo du film mais la bisbille a participé à son succès. Ultime mésaventure judiciaire, les droits de diffusion de Borsalino seront bloqués entre 1995 et 2007 par la Paramount. Sa rareté renforça sa légende jusqu’à ce qu’il soit enfin disponible en DVD. Moralité : du grand banditisme à la chicane, il n'y a parfois qu'un jet de chapeau.

Par Mathilde Blottière pour Télérama

Avant-première de "FREEDOM FIELDS" à l'IMA

Le mardi 14 mai 2019 à 20h

Dans le cadre de l'exposition Foot et monde arabe, l'Institut du Monde Arabe présente
FREEDOM FIELDS
de Naziha Arebi
Libye/Royaume-Uni/États-Unis/Qatar/Liban/Canada
Documentaire
2018
1h37

SYNOPSIS
Tourné sur cinq ans, "Freedom Fields" suit trois footballeuses et leur équipe dans la Libye post-révolutionnaire, alors que le pays sombre dans la guerre civile et que les espoirs utopiques du Printemps arabe commencent à s’estomper. À travers les yeux de ces militantes inhabituelles, le film nous propose la réalité d’un pays en transition, où les histoires d’amour et d’aspirations personnelles se confrontent à l’Histoire.
Un film intime sur l’espoir, la lutte et les sacrifices dans un pays où les rêves semblent un luxe.

Biographie de Naziha Arebi
Artiste et cinéaste libyenne et britannique, ayant une formation en théâtre, Naziha Arebi retourne en Libye après la révolution pour y travailler et découvrir le pays d’origine de son père. Elle y réalise deux courts métrages documentaires et travaille comme scénariste et directrice de production pour la BBC Media Action sur des courts métrages éducatifs.
En 2012, elle cofonde, avec Huda Abuzeid, HuNa Productions, un collectif basé à Tripoli, visant à améliorer et à développer le cinéma libyen en tant qu’outil de changement. Elle termine une série de courts métrages éducatifs sur la réconciliation libyenne tournés dans 14 villes libyennes. Elle est directrice de photo pour un documentaire de 52’ sur la tribu des Tabu en Libye et tourne un documentaire de 24’ sur la militante libyenne Salwa Bughaghis pour l’ONU et Libyan Women’s Platform For Peace..
Elle produit également "After a Revolution", en collaboration avec Met Film (Royaume-Uni), EIE Film (Italie) et Urban Republic (États-Unis).
"Freedom Fields" est son premier long métrage.

CINE-CLUB A L'ATRIUM DE CHAVILLE

Dimanche 14 Avril 2019 à 11h

Événement cinéphile, "Voyage au bout de l’enfer" ("The Deer Hunter") le premier long métrage de Michael Cimino, ressort en version restaurée 4K, à l'occasion de son 40ème anniversaire.

VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER
De Michael Cimino
Avec : Robert De Niro (Michael Vronsky), John Cazale (Stanley 'Stosh'), John Savage (Steven), Christopher Walken (Nick), Meryl Streep (Linda), George Dzundza (John), Chuck Aspegren (Axel)
1979, USA, 3h03
Interdit aux moins de 16 ans

1968. Dans la ville ouvrière de Clairton, en Pennsylvanie, le mariage entre Steven et Angela bat son plein. On danse, on boit, on crie de joie?; la fête semble parfaite. Ne serait-ce cette infime goutte de vin – que seul le spectateur distingue – qui s’échoue sur la robe immaculée de la mariée.
Elle présage de l’enfer que vivront Steven (John Savage) et deux de ses amis et collègues sidérurgistes (Robert De Niro et Christopher Walken) deux ans plus tard Vietnam. Loin d’être gratuite, cette image symbolique est le point névralgique de la somme d’histoires que raconte ce
chef-d’œuvre de Michael Cimino.
A la fois chronique d’une Amérique, prolétaire et déclassée, issue de l’immigration russe, et méditation vertigineuse sur le point de bascule vers la folie, Voyage… passe de la liesse d’un mariage d’une démesure slave au chaos vietnamien. Une chasse au cerf, qui donne au film son titre original (The Deer Hunter), dresse le pont entre ces deux séquences. De l’euphorie du mariage, où se jouent amourettes, petites trahisons entre amis et déclarations alcoolisées, à celles, insoutenables, de roulette russe imposée aux trois hommes par leurs geôliers vietnamiens, difficile d’identifier lesquelles sont les plus mémorables tant elles rivalisent de virtuosité et entretiennent un dialogue glaçant.
Grand film sur la perte de l’innocence, convoquant le motif biblique du déclassement du paradis à l’enfer, Voyage… trouve son point d’orgue dans une scène sublime dans laquelle Mike (Robert De Niro), revenu du Viêtnam, n’étant guère plus que l’ombre de lui-même, retourne seul chasser le cerf. Alors qu’il pointe son fusil sur l’animal, ce dernier lui adresse le regard apitoyé de l’innocent sur l’homme ayant fait la guerre. Mike baisse son arme. Cet instant où le crime n’a pas lieu est celui du refus de la folie et l’interruption du cycle de la violence qui avait jusqu’ici contaminé le film. Et c’est immensément beau.
"Voyage au bout de l'enfer: une chronique magnifique de l'Amérique des années 60" Léo Moser


Chef-d’œuvre absolu de Michael Cimino ("La Porte du paradis"), "Voyage au bout de l’enfer" est l’un des tout premiers films américains à traiter de la guerre du Vietnam et de ses répercussions aux États-Unis. Interprété par les grands noms du cinéma américain que sont Robert De Niro, Christopher Walken ou encore Meryl Streep, "Voyage au bout de l’enfer" réussit à lier la puissance épique du film de guerre à l’émotion déchirante du drame intime d’une bande d’amis transformés par les atrocités du conflit au Vietnam. Ce film spectaculaire et violent, qui a fait scandale lors de sa sortie, notamment en raison de sa célèbre scène de roulette russe, a été consacré par 5 Oscars en 1979, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. "Voyage au bout de l’enfer" reste définitivement l’un des plus grands films du cinéma américain et une œuvre essentielle au panthéon du septième art.
@Nyllik pour Planète Cinephile

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