FAUST en direct au TMG de Gagny

Le 30 Avril 2019 à 19h45

En direct depuis le Royal Opera House de Londres
Opéra en 5 actes de Charles-François Gounod (1859), livret de Jules Barbier et Michel Carré
Durée de 3 heures 45 (1 entracte)
Mise en scène de David McVicar
Direction musicale de Dan Ettinger
Par le Chœur du Royal Opera
Avec Michael Fabiano, Erwin Schrott, Diana Damrau
En langue française

Il existe de nombreuses versions du mythe de Faust, qui vend son âme au diable en échange de la jeunesse et du pouvoir, mais l’opéra de Gounod demeure l’un des plus captivants. Le Faust de Gounod (1859) fut l'un des opéras les plus populaires au monde des années 1860 à la Seconde Guerre mondiale et reste une œuvre de répertoire essentielle. L'histoire, adaptée par les librettistes de Gounod Jules Barbier et Michel Carré de la pièce Faust et Marguerite de Carré, s'inspire de la première partie du poème épique de Goethe, Faust, qui a inspiré de nombreux compositeurs au XIXe siècle et au-delà. Gounod ajouta un ballet à l'acte V lorsque Faust reçut sa première mise en scène à Paris en 1869.

La production merveilleusement théâtrale de David McVicar établit un parallèle éclairant entre Faust et Gounod, un compositeur déchiré entre la piété et le succès mondain et romantique. Les décors et costumes de Charles Edwards et Brigitte Reiffenstuel rendent hommage à l’art et à l’architecture des années 1870 à Paris. Ils incluent un cabaret d’enfer coloré, un immeuble délabré et des reconstitutions d’un coffret de l’Opéra de Paris et du loft pour orgue. de Notre-Dame. La variété des arrangements reflète la variété de la partition de Gounod, parmi lesquels le démon "Le veau d'or" de Méphistophélès, l'éblouissante coloratura Jewel Song de Marguerite, le choeur de soldats de l'Acte IV et le trio passionné de l'Acte V alors que Marguerite lutte pour le salut.
Michael Fabiano incarne Faust, Diana Damrau sa bien-aimée Marguerite et Erwin Schrott le diabolique Méphistophélès. Des premiers rôles virtuoses, un grand chœur, des décors sensationnels, un ballet et une apothéose finale font de cet ouvrage le summum du spectacle théâtral.

Pour plus d'informations sur cette séance: https://www.gagny.fr/evenement/faust-direct/

CINE-CLUB A L'ATRIUM DE CHAVILLE

Dimanche 14 Avril 2019 à 11h

Événement cinéphile, "Voyage au bout de l’enfer" ("The Deer Hunter") le premier long métrage de Michael Cimino, ressort en version restaurée 4K, à l'occasion de son 40ème anniversaire.

VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER
De Michael Cimino
Avec : Robert De Niro (Michael Vronsky), John Cazale (Stanley 'Stosh'), John Savage (Steven), Christopher Walken (Nick), Meryl Streep (Linda), George Dzundza (John), Chuck Aspegren (Axel)
1979, USA, 3h03
Interdit aux moins de 16 ans

1968. Dans la ville ouvrière de Clairton, en Pennsylvanie, le mariage entre Steven et Angela bat son plein. On danse, on boit, on crie de joie?; la fête semble parfaite. Ne serait-ce cette infime goutte de vin – que seul le spectateur distingue – qui s’échoue sur la robe immaculée de la mariée.
Elle présage de l’enfer que vivront Steven (John Savage) et deux de ses amis et collègues sidérurgistes (Robert De Niro et Christopher Walken) deux ans plus tard Vietnam. Loin d’être gratuite, cette image symbolique est le point névralgique de la somme d’histoires que raconte ce
chef-d’œuvre de Michael Cimino.
A la fois chronique d’une Amérique, prolétaire et déclassée, issue de l’immigration russe, et méditation vertigineuse sur le point de bascule vers la folie, Voyage… passe de la liesse d’un mariage d’une démesure slave au chaos vietnamien. Une chasse au cerf, qui donne au film son titre original (The Deer Hunter), dresse le pont entre ces deux séquences. De l’euphorie du mariage, où se jouent amourettes, petites trahisons entre amis et déclarations alcoolisées, à celles, insoutenables, de roulette russe imposée aux trois hommes par leurs geôliers vietnamiens, difficile d’identifier lesquelles sont les plus mémorables tant elles rivalisent de virtuosité et entretiennent un dialogue glaçant.
Grand film sur la perte de l’innocence, convoquant le motif biblique du déclassement du paradis à l’enfer, Voyage… trouve son point d’orgue dans une scène sublime dans laquelle Mike (Robert De Niro), revenu du Viêtnam, n’étant guère plus que l’ombre de lui-même, retourne seul chasser le cerf. Alors qu’il pointe son fusil sur l’animal, ce dernier lui adresse le regard apitoyé de l’innocent sur l’homme ayant fait la guerre. Mike baisse son arme. Cet instant où le crime n’a pas lieu est celui du refus de la folie et l’interruption du cycle de la violence qui avait jusqu’ici contaminé le film. Et c’est immensément beau.
"Voyage au bout de l'enfer: une chronique magnifique de l'Amérique des années 60" Léo Moser


Chef-d’œuvre absolu de Michael Cimino ("La Porte du paradis"), "Voyage au bout de l’enfer" est l’un des tout premiers films américains à traiter de la guerre du Vietnam et de ses répercussions aux États-Unis. Interprété par les grands noms du cinéma américain que sont Robert De Niro, Christopher Walken ou encore Meryl Streep, "Voyage au bout de l’enfer" réussit à lier la puissance épique du film de guerre à l’émotion déchirante du drame intime d’une bande d’amis transformés par les atrocités du conflit au Vietnam. Ce film spectaculaire et violent, qui a fait scandale lors de sa sortie, notamment en raison de sa célèbre scène de roulette russe, a été consacré par 5 Oscars en 1979, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. "Voyage au bout de l’enfer" reste définitivement l’un des plus grands films du cinéma américain et une œuvre essentielle au panthéon du septième art.
@Nyllik pour Planète Cinephile

CINE-CLUB AU CENTRE D'ART ET DE CULTURE DE MEUDON

Jeudi 21 mars 2019 à 20h30

LA COMTESSE AUX PIEDS NUS
De Joseph L. Mankiewicz
Avec Humphrey Bogart, Ava Gardner, Rossano Brazzi, Edmond O’Brien, Valentina Cortese, Marius Goring, Robert Christopher
Drame, USA, 1955, 2h08

SYNOPSIS
A l’enterrement de la comtesse Torlato-Favrini, sous une pluie battante, Harry Dawes se souvient… Engagé par le producteur Kirk Edwards pour réaliser un film, ils découvrent leur vedette un soir dans un cabaret de Madrid. La danseuse devient alors Maria Vargas, une star hollywoodienne adulée. Mais celle-ci se sent terriblement seule et rêve d’une autre vie…

« Indépendant des grands studios pour la première fois de sa carrière, le cinéaste Joseph L. Mankiewicz se lance en 1953 dans l’écriture d’un conte moderne, version désenchantée de Cendrillon se déroulant dans le milieu du cinéma. Alors que tout était réuni pour faire de La comtesse aux pieds nus une banale success story, l’auteur pervertit toutes les règles du genre et détourne l’univers féérique au profit d’une analyse cinglante de la société contemporaine gangrénée par l’argent. Débutant par l’enterrement de la star, Mankiewicz place immédiatement son œuvre sous le sceau de la fatalité et de la tragédie. Ensuite, par une savante construction, il passe d’un témoin des funérailles à l’autre pour conter de manière partiale et subjective le destin de cette jeune femme, découverte à Madrid par un producteur ambitieux. Devenue star, elle devient l’objet de tous les désirs (avec de fortes connotations sexuelles), mais refuse systématiquement toutes les avances, aussi bien des producteurs que de ses fans. Furieusement indépendante, cette icône finit par être envoutée par un prince charmant, avant de tomber de haut lors d’une révélation finale aussi cruelle que tragique.
Au passage, Mankiewicz en profite pour égratigner successivement trois mondes différents : celui du cinéma où l’argent facile permet à certaines personnes de soumettre les autres à leur volonté ; celui de la jet set où la vulgarité des parvenus dissimule mal leurs origines roturières et enfin celui de la vieille noblesse européenne sur le déclin. L’auteur dessine ainsi le portrait d’une société en pleine mutation, de plus en plus individualiste. Mine de rien, il évoque avec finesse et doigté des thèmes extrêmement périlleux pour l’époque comme l’impuissance masculine et surtout l’indépendance des femmes. Lumineuse et mystérieuse à la fois, Ava Gardner incarne cet idéal féminin avec un magnétisme incroyable. Elle est soutenue par un casting au diapason : Humphrey Bogart trimballe sa silhouette fatiguée avec noblesse, Edmond O’Brien est un magnifique agent de publicité (ce qui lui a valu l’Oscar du meilleur second rôle en 1954) et Rossano Brazzi interprète avec sensibilité un prince pas si charmant. D’une incroyable richesse thématique, ce nouveau chef d’œuvre de Mankiewicz fut un gros succès à l’époque et demeure le rôle le plus emblématique de la sublime Ava Gardner. Du très grand cinéma. »

Virgile Dumez (aVoir-aLire.com)

"Un point de détail dans l’histoire du ballet ?" à l'IMA

Le 25 mars 2019 à 20h00

UN POINT DE DETAIL DANS L'HISTOIRE DU BALLET ?
France/USA/Égypte/Arabie saoudite, documentaire, 2016, 1h58
Réalisation: de Hisham Abdel Khalek
Scénario: Hisham Abdel Khalek
Image: Elliot Storey, Steven Tong, Ismail El Abrass
Montage: Ramy Tadrous
Musique: Remon Sakr
Chants: Amira Selim
Narration: Ashraf Sewailam
Interprètes: Magda Saleh, Diane Hakak, Aleya Abdel Razek, Wadoud Faizy, Nadia Habib, Reda Sheta, Yehia Abdeltawwab, Safwat Gerges, Nelly Karim

SYNOPSIS
Saga extraordinaire de la création d’un corps de ballet classique en Égypte sous les auspices de l’État durant la guerre froide, racontée dans ce documentaire par ses principaux pionniers. La danseuse étoile Magda Saleh et sa troupe se remémorent un demi-siècle d’histoire, depuis la création de la première école nationale de ballet avec des professeurs russes, à ses premiers succès, son déclin, puis sa renaissance actuelle.

Le film a reçu le 3ème prix du documentaire au Fespaco 2017.
Pour en savoir plus: http://afootnoteinballethistory.com/

Avant-première de « Zéro phyto 100 % bio » en présence de son réalisateur

Le 22 novembre 2017 à 15h00 à Sucy en Brie

Après « Insecticide Mon Amour », le réalisateur Guillaume Bodin présente « Zéro phyto 100 % bio », son nouveau documentaire qui sortira sur les écrans le 31 janvier 2018.
Une enquête passionnante sur plusieurs communes françaises qui n’ont pas attendu l’entrée en vigueur le 1er janvier 2017 de la loi Labbé interdisant l’utilisation de pesticides dans les espaces publics pour changer leurs pratiques. Ce film met aussi en avant les pionniers de la restauration collective biologique et leurs partenaires : associations, entreprises, agriculteurs, ingénieurs, artisans qui ensemble contribuent à l’amélioration de la qualité des repas dans les collectivités.
Les associations Générations Futures, Bio Consom'acteurs et Agir Pour l'Environnement sont à l'initiative de ce projet.

conception & réalisation : SHRUTI CLIC