Ciné-concert à Bondy le 3 octobre à 20h

"Gange. De 4000 mètres à 0 mètre"

L'association "des histoires qui font rêver" et le cinéma André Malraux ont le plaisir de vous présenter un film de Benoît Engrand avec la musique en direct de Amanat Ali Kawa et ses musiciens.

En partant de sa source à Gaumuk jusqu’au delta à Ganga Sagar Island, 2500 km en aval, le fleuve GANGE donne toute sa force à la vie, à la spiritualité, à la terre.
Cependant il n’échappe pas à l’impact négatif dû à l’activité humaine, étant à ce jour un des fleuves les plus pollués de la planète. Sur toute son étendue, jalonnent des hauts lieux de l’hindouisme où viennent se rassembler pèlerins, dévots, habitants et visiteur du monde entier.

A la frontière du documentaire et grâce à une technique et une approche synthétique laissant place aux faits, ce film sans ajout de parole, s'inscrit dans la pure lignée du cinéma direct. Ce mode de filmage proche de la photographie fût développé entre autre par Jean Rouch, Richard Leacock, Frédéric Wiseman et Raymond Depardon.
Ici le regard de Benoit Engrand se pose sur les rives du Gange. Explorateur de l'âme humaine et observateur solitaire, il jalonne le paysage audiovisuel de ses créations, multiples facettes d'un miroir ou chacun de nous se reflète. A côté de cette poésie visuelle, vient s’installer la généreuses musique d'Amanat Ali Kawa entre répertoire traditionnel et composition originale prolongeant le chemin le long de ce fleuve. Une expérience nouvelle offrant à notre âme un voyage intérieur et un instant de sérénité.

Pour en savoir encore plus: http://www.deshistoiresquifontrever.fr/Des_histoires_qui_font_rever/Gange.html

"SILS MARIA" en Sortie Nationale au Vésinet

Le 20 août 2014 au cinéma Jean Marais

Drame. France.Réalisé par Olivier Assayas. Avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz. 2h03

Synopsis: Tout commence dans un train. Accompagnée de Valentine, son assistante (Kristen Stewart), l'actrice Maria Enders (Juliette Binoche) se rend à Zurich pour y recevoir un prix. Ou plutôt pour y représenter le lauréat, le dramaturge allemand Willem Melchior. Vingt ans auparavant, Maria Enders avait triomphé au théâtre en interprétant Sigrid, le personnage d'une de ses pièces, une jeune fille au charme trouble qui conduit au suicide Helena, une chef d'entreprise plus âgée qu'elle.


Est-ce un hasard si Olivier Assayas a choisi le titre "Sils Maria", petite ville au cœur des Alpes Suisses rendu célèbre par la présence de Nietzsche? Critique, auteur de plusieurs livres sur le cinéma, on se doutait bien que le cinéaste aurait un jour envie de s'attaquer à l'un de ses thèmes favoris : les rapports entre les processus de création et la réalité.
Ainsi est le seizième film d’Olivier Assayas. Il avance, léger et inexorable, entre les cimes de grands thèmes cent fois abordés par la littérature ou le cinéma, et ici reconfigurés. Le phénomène nuageux, on l’appelle «le serpent de Maloja», du nom du col où il se forme. "Le Serpent de Maloja" est aussi le titre d’une pièce de théâtre, signée d’un grand écrivain et qui a révélé, il y a vingt ans, une grande actrice. Elle s’appelle Maria Enders.
La très jeune actrice Juliette Binoche est apparue dans la lumière en 1985 grâce à un film écrit par Olivier Assayas et André Téchiné, et réalisé par ce dernier, "Rendez-vous". Val est interprétée par Kirsten Stewart,qui se révèle ici une actrice exceptionnelle de finesse et de maturité, elle sert de doublure pour les répétitions à une autre jeune actrice, Jo-Ann, dont le monde de célébrité ressemble trait pour trait à l’existence publique de Kirsten Stewart, entre Twilight et tornades de ragots en ligne sur sa vie sexuelle et ses transgressions complaisamment étalées.
Ces thèmes, qui concernent aussi bien le rapport de chacun à lui-même, à sa propre image, à sa jeunesse et à son vieillissement, que les interrogations sur la fiction, la possibilité d’occuper l’existence d’un(e) autre, sur ce que signifie, pas seulement au théâtre et au cinéma mais là aussi, tenir un rôle, le film les tresse ensemble.
Source: Le Monde, Slate.

Université Populaire Averroès de Bondy 2014-2015

Le cinéma André Malraux présente le cycle : (H)éros et cinéma

« Nous voulons faire des hommes libres, des hommes de jugement sain, et donner à tous l’habitude de la réflexion et de la critique. »
Ainsi s’exprimait Gabriel Séailles lors de sa conférence à l’occasion de l’inauguration de l’Université Populaire du Faubourg Saint-Antoine le 8 octobre 1899. Depuis 2009, la Ville de Bondy partage la même ambition. Chaque année, des intervenants, chercheurs, enseignants et professionnels, viennent partager leurs réflexions et l’objet de leurs recherches avec leurs auditeurs dans un climat amical marqué par l’esprit de tolérance.

Céline Scemama est l’intervenante du cursus cinéma. Maître de conférence à l'université de Paris 1 La Sorbonne, elle enseigne l'analyse de film, l'histoire du cinéma, la sociologie des cinéma , le récit au cinéma et son esthétique. Elle a en autre travaillé sur l’œuvre de Michelangelo Antonioni et Jean-Luc Godard.

Cette année le thème abordé à travers quelques œuvres de l'histoire du cinéma, sera celui du héros dans sa dimension érotique. Le héros radieux, puissant, débordant d'énergie, rappelant le dieu de la mythologie grecque Éros. Les héros du cinéma apparaissent de manière spécifique à l'écran, l'exposition de leur corps, leurs gestes, leur regard, leur voix, une force qui peut pousser le personnage parfois jusqu'à la perversion, à la maladie. Cette approche du cinéma permettra de voir comment l'être humain se dessine et évolue à travers le prisme d’Éros.

Nous croiserons sur ce thème des réalisateurs tels que H.Hawks, A.Hitchcock, M.Antonioni, J.Ford, P.P.Pasolini…

" Nous nous sommes tant aimés" au centre d’art et de culture de Meudon

Le jeudi 22 mai 2014 à 20h30

La projection sera précédée d’une présentation du film et suivie d’un moment d’échanges autour d’un verre.

" Nous nous sommes tant aimés" Comédie dramatique d'Ettore Scola - Italie- 1974 - 2h04 - Avec Vittorio Gassman, Stephania Sandrelli, Nino Manfredi.

Italie 1944, Gianni, Nicola et Antonio se lient d'amitié alors qu'ils ont pris le maquis pour combattre les Allemands. Lorsque sonne l'heure de la libération, un monde nouveau s'offre à eux. Militants fervents, pleins de rêves et d'illusions, les voici prêts à faire la révolution. Alors que tous trois, à des périodes différentes, vont avoir une aventure avec Luciana, aspirante actrice, la vie les sépare après la chute du régime fasciste et l'avènement de la République. Gianni, avocat en quête de clients, épouse Elide, la fille d'un grossier parvenu, puis se retrouve veuf. Nicola, qui se vouait à être critique de cinéma, devient enseignant en province où il abandonne sa famille pour Rome. Antonio restera brancardier dans un hôpital romain et finira par épouser Luciana, continuant avec elle à lutter pour ses droits. Par hasard, tous trois se rencontrent mais la communication entre eux est devenue bien différente de celle de leur jeunesse: «Nous voulions changer le monde, mais le monde nous a changés!», déclare l'un des protagonistes . Ce film est un bilan cocasse et sensible de trente ans d'histoire italienne. Scola trouve dans ce film de quoi alimenter son goût de la caricature et sa tendresse pour les perpétuels floués de l'existence, les laissés pour compte des grands idéaux .

Les mardis cinéphiles à Sucy-en-Brie mardi 15 octobre à 20h30

"Chantons sous la pluie"

Dans le cadre des mardis cinéphiles, l’espace Jean-Marie Poirier vous présente «Chantons sous la pluie» titre original «singin' in the rain» de Stanley Donen et Gene Kelly avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O'Connor, Jean Hagen- Etats-Unis-1952-1h42

1927: Don Lockwood et Lina Lamont forment un couple de stars du cinéma adulé du public. Leur dernier film vient d'emporter un énorme succès et, pour échapper à la foule des admiratrices déchaînées, Don saute dans la voiture d'une inconnue. Elle s'appelle Kathy et fait partie d'une troupe de danseuses que Simpson, le producteur de Don, a engagée pour la soirée donnée en l'honneur de ses vedettes. Don tombe fou amoureux de Kathy et en fera une vedette de cinéma en même temps que sa femme.
Que d'eau…que d'eau… mais quel bonheur!On n'oubliera pas de sitôt Gene Kelly tellement submergé par l’allégresse qu'il ne sent pas le déluge de pluie qui s'abat sur lui. Transporté de joie (oui, Kathy l'aime!), il se laisse au contraire inonder par les gouttières, saute comme un gamin dans les flaques, grimpe aux lampadaires. Seul un policeman en pèlerine fera retomber son enthousiasme…mais pas le nôtre!Si cette séquence d'anthologie reste dans toutes les mémoires ce n'est pas pour sa durée (elle n'occupe que quelques-unes des soixante minutes chantées et dansées du film) mais parce qu'elle est l'expression la plus parfaite de l'euphorie consécutive au bonheur qu'on ait jamais trouvé au cinéma. Tout le film d'ailleurs est marqué du sceau de la joie de vivre. Aucun art mieux que la danse ne peut évoquer et communiquer cet état d'esprit bien agréable. Le bonheur transparaît dans tous les numéros musicaux dont les meilleurs, en dehors de «Singin' in the rain»  déjà cité, sont : «Broadway Ballot», superbe création ou Kelly a pour partenaire Cyd Charisse, «Make'em laugh» ou Donald O'Connor fait des prodiges d'acrobatie, «good Mornin'» ou le trio Kelly-Reynolds-O'Connor éclate de vivacité et de bonne santé . Ce qui fait le prix tout particulier de Chantons sous la pluie c'est qu'en plus de nous offrir parmi les plus belles séquences chantées et dansées jamais tournées, les auteurs ont su les intégrer à une action cohérente et intéressante. L'intrigue a en effet pour cadre les studios d'Hollywood à l'aube du parlant et nous présente de manière convaincante les problèmes que techniciens , réalisateurs et acteurs rencontraient à cette époque: voix de stars muet qui ne passaient pas , micros énormes qu'on ne savait ou dissimuler , bruit parasites enregistrés au grand dam de l'ingénieur du son. Incomparable cocktail de rythme, d'harmonie, d'humour, ce film est un véritable enchantement. Si, à la sortie du cinéma, le temps est pluvieux, devinez ce qu'il vous reste à faire.

LE MAGHREB DES FILMS A L’INSTITUT DU MONDE ARABE

Du 20 au 25 novembre 2013

Une sélection de 19 films dans le cadre d’un partenariat avec le Maghreb des films en faveur de la promotion des cinémas franco-maghrébins.
L’Algérie et de sa diaspora, seront présentés en ouverture avec le nouveau film de Merzak Allouache "Les Terrasses", ainsi que "Les Jours d’avant" de Karim Moussaoui, révélé lors du dernier Festival de Locarno. Avec élégance, il met en scène deux adolescents amoureux qui tentent d’inventer leur espace de liberté dans le contexte des dures années de guerre civile (années 90).
Autre perle de cette édition, le documentaire de l’Algérien Damien Ounouri, Fidai. La confession de Mohamed El Hadi Benadouda, qui raconte ses années de combat au sein du FLN et la violence, incontournable, qu’il a dû épouser.
Du Maroc seront présentés en avant-première le film qui a reçu le Grand Prix du Festival de Tanger, "Zéro", de Nour-Eddine Lakhmari (2013), un thriller soft avec anti héros dans la plus pure tradition du genre ; "C’est eux les chiens" de Hicham Lasri, l’histoire de Majhoul, emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain au Maroc ; "Dance of Outlaws" de Mohamed El Aboudi, un magnifique documentaire primé à Locarno cette année, le portrait d’une femme devenue mère suite à un viol à 16 ans, et qui, rejetée par sa famille, lutte pour la vie.
De Tunisie, coup de chapeau à un jeune cinéaste émergeant, Walid Tayaa, l’auteur de "Boulitik", un court métrage brillant sur trois moments, trois personnages interpellés, bousculés par la révolution tunisienne en marche, ainsi que "Journal d’un citoyen ordinaire", un film très poétique où Walid revient sur son enfance et ses parents. A noter du même réalisateur un documentaire-portrait sur Dorra Bouzid, qui retrace le parcours de cette militante et de ses combats.
En clôture, dans le cadre du 30ème anniversaire de la marche des beurs en 1983, "La Marche" de Nabil Ben Yadir, une comédie dramatique qui réunit Jamel Debbouze et Olivier Gourmet.

Programme complet sur :
http://www.imarabe.org/page-sous-section/programme-des-rencontres-du-maghreb-des-films

conception & réalisation : SHRUTI CLIC